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La Maison Bleue de Da Costa, à Dives-sur-Mer (14) est un vrai endroit pour rêver.

Un jardin extraordinaire, rempli de petits monuments recouverts d’oiseaux, de serpents, de cerfs et autres motifs tout en mosaïque, des chapelles décorées de fragments d’assiettes, un mausolée à la mémoire de Laïka, le premier chien lancé dans l’espace.

L’ensemble est composé d’une maison d’habitation et d’un jardin ayant appartenu à Euclides da Costa Ferreira.

Sur place on peut apprécier une chapelle miniature de trois mètres sur deux: quatre fenêtres éclairent la nef au bout de laquelle se dresse un autel. Des rocailles ornent l’ensemble.

En 1957, dans l’impossibilité de travailler, il crée dans son jardin un univers à la fois religieux, naïf et imaginaire. Les monuments sont recouverts de morceaux de céramique et de verre de récupération.

Eliane Desprès, Présidente de l’association La Maison Bleue de Da Costa a expliqué que l’artiste portugais était né en 1902 et était venu en France à l’âge de 22 ans. «Il était analphabète. Il a vécu en Picardie car dans la région il y a avait un gros besoin de main d’œuvre suite à la Guerre. Il a travaillé dans l’usine de métal puis il a trouvé ce jardin de 300 m2 où va tout retaper avec un ami ouvrier». Selon la Présidente de l’association, Da Costa avait tout juste une ampoule au plafond chez lui, vivant loin du confort. «Il a passé sa vie à créer des œuvres qui l’interpellaient avec des matériaux de construction». Il recycle des matériaux trouvés dans les décharges: morceaux de porcelaine, vaisselle cassée, verre usagé, miroirs brisés, etc. «C’est donc de l’art brut indemne de toute culture artistique. Il était perçu comme quelqu’un de marginal et de sauvage car il ne parlait à personne».

Décédé en 1984, Da Costa nous laisse 27 années de création d’Art Brut.

Une mosaïque à ciel ouvert, qui attire régulièrement des visites, notamment des visites groupées. Ce patrimoine chaleureux est particulièrement fragile. En dépit du soin apporté par l’auteur pour renforcer les structures de ses constructions et de la réalisation méticuleuse des mosaïques, les techniques de construction utilisées n’ont pas toujours été bien maîtrisées.

Aujourd’hui, l’ensemble de l’œuvre se dégrade et pose des problèmes de conservation. La ‘Maison Bleue’, devenue propriété de la Ville de Dives-sur-Mer quelques jours avant le décès de son épouse en 1989, fait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière. Des mesures d’urgence ont été prises pour sauvegarder les constructions: une structure métallique, couverte d’un film tendu, a été mise en place pour assurer la mise hors d’eau de l’ensemble de la parcelle, en 2005.

Une première tranche de travaux a pu être réalisée en 2011 grâce à l’aide de la DRAC, du Conseil Général de la Fondation du Patrimoine et des dons récoltés par l’association. D’autres travaux ont été réalisés récemment.

La Maison Bleue est inscrite aux monuments historiques depuis 1991. Des visites guidées sont organisées par l’association Da Costa.

 

La Maison Bleue

13 rue des Frères Bisson

à Dives-sur-Mer

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