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Nous sommes le dimanche 18 juin. Il est 14 heures quand notre sentiment s’exprime. Est-ce seulement le notre?

Même si l’on ne connait pas, à l’heure où nous écrivons, les causes exactes de l’incendie de Pedrogão Grande, et même si les conditions étaient propices à un incendie pour cause naturelle: températures hautes, orages et forts vents… c’est inadmissible ce qui se passe tous les ans au Portugal.

Samedi 17 juin on a comptabilisé 156 incendies au Portugal, tous, voir la grosse majorité, ne sont pas d’origine naturelle. Tous les ans le même constat… que faire? qu’a-t-on fait?

Les températures sont très hautes, excessives. Mais sont-elles très hautes qu’au Portugal?

Tous les ans, de nouvelles mesures sont prises, programmées: on demande aux propriétaires de nettoyer les forêts, les abords des routes sont protégées, les pompiers se préparent à de tels drames, à l’armée on demande sa coopération dans la lutte contre ce drame bien portugais… Malgré tout cela, tous les ans le même constat, le même drame, les mêmes images sur les chaînes de télévision.

Les responsabilités sont à partager: le politique, le civil, le particulier. Les gouvernants ont tardé à mettre en place une politique de protection des forêts et la population environnante, il n’a pas contrôlé pendant des dizaines d’années les espèces d’arbres plantées, il n’a pas eu une politique favorable au Portugal rural, au Portugal de l’intérieur.

La forêt était un des moyens de subsistance de nombreuses familles et de certaines régions du Portugal: on exploitait la résine, on ramassait le bois pour se chauffer et cuisiner, on ramassait les feuilles pour le lit des animaux domestiques… rien ne se perdait. Tout ce travail de la forêt est du passé, un souvenir pour les plus vieux d’entre nous.

On a laissé faire, par des plantations d’espèces qui poussent très vite, mais qui abiment les sols et qui brulent très facilement. Beaucoup de particuliers ne nettoient pas leurs forêts et on ne sait plus à qui appartiennent de nombreuses forêts. L’émigration, la désertification des villages, le manque d’infrastructures sont des facteurs aggravants.

Redresser la situation prendra des dizaines d’années, raison pour laquelle il faut que la forêt devienne dès à présent une des priorités du Portugal. Il faut penser aux espèces plantées, il faut créer des chemins et des ouvertures dans la forêt pour aider à stopper l’incendie, il faut équiper, aider et sévir s’il le faut.

Et que dire de la manière dans les fonds sont utilisés destinés aux forêts: la grosse majorité des subventions sont utilisées dans les zones et régions les moins dangereuses, c’est les grands propriétaires qui en profitent et pas les petits propriétaires de l’intérieur du pays. Orienter les fonds d’une manière plus équitable est une priorité.

L’été débute et déjà un drame… une tragédie: 62 morts à 13heures de dimanche, 54 blessés dont 8 pompiers, 692 hommes sur le terrain, 215 voitures et 15 moyens aériens…

L’année passée pendant le fin de semaine du 15 aôut, plus de 500 incendies on été déclarés au Portugal. Comment peut, un si petit pays, admettre et lutter contre une telle tragédie? On pourra mettre à la disposition beaucoup de moyens logistiques, cette composante ne sera pas, a elle seule, suffisante devant autant occurrences.

Autrement dit, il faut des politiques, mais cela ne suffira pas. Pourquoi a-t-on autant d’incendies? Qui est derrière tous ces incendies?

Tous les ans des victimes sont à déplorer, toutefois un drame comme celui de Pedrogão Grande, c’est du jamais vu. A force de subir autant d’incendies, un tel drame n’était-il pas, malheureusement, à prévoir?

On peut avoir et multiplier les moyens de lutte contre les incendies, toutefois le risque zéro n’existera jamais… on peut le minimiser. Pour cela il faut éduquer, mais aussi punir l’incendiaire à la hauteur du crime commis. Reste que prouver que telle ou telle personne est un criminel/incendiaire est parfois difficile pour la justice à partir du moment ou l’incendiaire n’est pas pris sur le fait.

On capture, toutefois, tous les ans des dizaines incendiaires, on les met en prison… pendant combien de temps? Pas de pardon pour un incendiaire.

Drame humain, drame écologique, économique et touristique.

Alors qu’un vent d’optimisme souffle sur le Portugal: victoires internationales, amélioration économique, les dirigeants européens félicitent le Portugal, le chômage se stabilise, voir diminue, les avions en direction au Portugal sont de plus en plus nombreux et le Portugal est devenu un pays d’excellence touristique.

De tels drames, tels que celui de Pedrogão Grande, ne risquent-ils pas de créer le doute? Faisons confiance au peuple portugais, qui a souvent su s’unir et lutter contre l’adversité.

Il y a derrière cela, l’autre drame, celui de la planète: le réchauffement climatique, les glaciers qui fondent, les eaux des océans qui montent… Les températures de Séville seront celles de Bordeaux dans deux à trois dizaines d’années, cela exemplifie le travail qui reste à accomplir, à mette en place.

Les industriels américains paressent plus compréhensifs et intelligents que leur Président. Président qui n’a pas compris que même au niveau économique, il y a tout à gagner avec la création de postes dans les nouvelles technologies, dans les nouvelles industries.

L’avenir du Portugal, l’avenir de la planète dépend de nous tous.

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