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Vergílio Ferreira est le seul auteur lusophone à avoir obtenu le Prix Femina Étranger (prix littéraire français), en 1990.

Né en 1916, à Melo, dans les montagnes de la Serra da Estrela, où il passe son enfance et adolescence, à 10 ans il entre au séminaire de Fundão qu’il fréquentera pendant 6 ans. Cette expérience traumatisante est le thème central de «Matin perdu» («Manhã submersa», 1953), publié en France en 1990, aux éditions de la Différence, traduit par Parcídio Gonçalves. À 16 ans il abandonne le séminaire et poursuit ses études au lycée de Guarda, puis il entre à la Faculté des Lettres de Coimbra et débute sa carrière de professeur, à Faro. Son premier roman, «O caminho fica longe», paraît en 1939.

Auteur de nombreux romans, d’essais, de contes et d’un Journal («Conta-Corrente») en neuf volumes, Vergílio Ferreira est considéré comme l’un des plus importants écrivains portugais de son époque. Lauréat du prix Camões en 1992, il a représenté d’abord le courant néo-réaliste. Mais, son roman «Mudança» («Changement») publié en 1949, au titre emblématique, marque une rupture avec les néo-réalistes; il publie alors plusieurs romans dont le sujet n’est plus psychologique ni social, mais de l’ordre de l’expérience intérieure, lui-même se réclamant du courant “existentialiste” français et citant Camus, Sartre ou Malraux.

Vergílio Ferreira meurt à Lisboa, en 1996.

Nourri de souvenirs d’enfance, «Matin perdu» est l’histoire d’un garçon, António, pauvre et orphelin de père, meurtri par l’éducation reçue au séminaire où l’a placé une riche bourgeoise rêvant de patronner la destinée d’un futur prêtre. Il faudra la mort de son unique ami pour qu’António s’arrache à l’aliénation d’un sacerdoce sans vocation.

Plus encore qu’un milieu étouffant, c’est la représentation d’un Dieu aberrant et une conception absurde de la religion catholique qui sont rejetées avec horreur. En 1980, le réalisateur Lauro António s’était inspiré de ce roman pour faire le film au titre éponyme, «Manhã submersa».

 

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