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Exposition de Graça Morais à Paris jusqu’au 27 août

Gulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume PazatGulbenkian / Guillaume Pazat

L’exposition «Graça Morais, la violence et la grâce», actuellement à la Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation de Paris depuis le 31 mai, s’achèvera le 27 août.

L’œuvre de Graça Morais, née au Portugal en 1948, est vaste, diverse et se décline en de multiples séries et grands formats depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui. L’exposition présente principalement des dessins (1982-2016) et donne à connaître les thèmes fondamentaux chers à l’artiste: l’identité du lieu où elle est née, la région de Trás-os-Montes, et sa relation très forte aux poètes et écrivains portugais (parmi lesquels, Miguel Torga, José Saramago ou encore Agustina Bessa-Luis).

L’œuvre de Graça Morais (née à Vieiro) est vaste, diverse et se décline en de multiples séries et grands formats depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui. Les travaux exposés, principalement des dessins, sont un point de vue sur cette totalité, dépourvu de toute intention de synthèse et traduisant la recherche des indices les plus nets, mais aussi les plus subtils, des thèmes fondamentaux de l’artiste et de l’esprit qui les habite: l’identité du lieu où elle est née, la région de Trás-os-Montes, les valeurs sociales et universelles qu’elle y a trouvées et qui sont le socle de sa pensée et de son action.

En cette contrée lointaine, au nord du Portugal, qui subit la rudesse du climat et la cruauté de la distance, de l’abandon et de la pauvreté, Graça Morais a puisé une iconographie sans pareille pour exprimer sa représentation du monde, à laquelle elle est demeurée fidèle.

La place singulière de la femme en ce lieu, dans sa condition de faiblesse et de force, auteur et victime de son destin, dotée d’une pulsion hybride et transformatrice est rendue par le persistant recours à la métamorphose.

C’est sans doute pour avoir perçu l’originalité de cette iconographie de nature identitaire que tant de poètes et écrivains portugais ont été attirés par l’œuvre de Graça Morais. À Miguel Torga et Nuno Júdice s’ajoute une pléiade d’auteurs tels que José Saramago, Vasco Graça Moura, Agustina Bessa-Luís, Maria Velho da Costa, Pedro Tamen, Sophia de Mello Breyner, Manuel António Pina, en un mouvement bivoque où la contamination poétique prend le pas sur l’ordre des disciplines.

Commissaires: Helena de Freitas et Ana Marques Gastão.

 

Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France

39 Boulevard de la Tour Maubourg

75007 Paris

 

 

 

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