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Près d’un demi-siècle de salazarisme, a brûlé la liberté du peuple, causé des milliers de morts dans des guerres coloniales absurdes, dispersé plusieurs générations de portugais dans le monde. 43 ans de démocratie et le Portugal brûle encore, pas seulement le peuple, mais aussi tout l’écosystème lusitanien, les gouvernements successifs depuis quatre décennies n’ont jamais développé une politique concertée de prévention des incendies, chacun rejetant les idées et les efforts de son prédécesseur.

Le mots du Premier Ministre, António Costa, le lendemain des derniers feux de forêt sont pathétiques: «Après cette année, plus rien ne doit rester comme avant», le silence du Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, n’est pas innocent, Gauche, Droite, tous les clignotants convergent. Ces paroles sont répétitives, elles rappellent celles de la mi-juin suite aux feux de forêt les plus meurtriers de l’histoire du Portugal, qui ont causé la mort de 64 personnes près de Pedrogão Grande.

La faute aux températures élevées au mois d’octobre, conséquences du réchauffement climatique? Au passage de l’ouragan Ophelia sur la cote nord de la péninsule ibérique?

Où alors il y a t-il d’autres raisons? Et si l’eucalyptus était coupable!

Cet arbre a émigré d’Australie, avec des papiers en règle, fournis par les autorités gouvernementales bien incapables de s’en prendre aux intérêts économiques de l’industrie papetière, sont venus peupler les montagnes du Portugal depuis une quarantaine d’années, arbres, gourmands en eau et qui brûlent comme des torches, hautement inflammable ils permettent l’expansion des flammes sans commune mesure avec d’autres espèces arboricoles.

L’idée très répandue que la plupart des incendies sont d’origine criminelle peut apparaître comme un mythe face aux réalités.

Des pompiers volontaires motivés, peu formés, et limités en matériel de combat aux incendies, la précarité des moyens de la communication, une capacité d’anticipation aux abonnés inconnus, des services de la protection civile défaillants, une armée sous-utilisée en cas de catastrophe, mais surtout une incurie gouvernementale quadragénaire face à ce fléau qui n’a rien de naturel.

Avec 101 morts depuis le mois de juin, 316.100 hectares de végétation brûlée depuis janvier 2017, l’équivalent de 316 mille terrains de football, le Portugal est aussi Champion d’Europe des incendies, et pourquoi pas candidat au titre de Champions du Monde en 2018, un crime contre l’humanité et la biodiversité.

 

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