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Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée pour mon peuple, ce peuple qui pleure par tous les pores de ses racines. Je raisonnerais mes pleurs, aux doux refrains de minuit, ceux qui jalonnent mes pas lorsque je suis ailleurs. J’amènerais les couleurs, pour les fonds de nos vies, quand ensemble nous aurons des jours meilleurs…

Mais que puis-je faire, mes larmes ont un goût de sel et ma bouche est comme remplie d’amertumes et de cendres, il me reste mon crayon et lui aussi, il pleure.

A la place de mon cœur s’amoncelle une multitude d’émotions, il y a des braises qui défient les distances et étiolent petit à petit l’homme que je suis.

Dans les yeux de chaque intervenant, se lisait une peur panique, un cauchemar éveillé dans cette antichambre de l’enfer, ces pauvres gens qui ont tout perdu, pour certains, même la vie…

Mon sang et ce compas qui est, en chacun de nous, un pied ici et l’autre toujours là-bas, ne fait qu’un tour et ce mot rébarbatif qui me vient comme un leitmotiv «Encore».

Des leçons douloureuses, nous en avons eu plus qu’à notre tour, mais peu à peu, au fil de mes torpeurs admises, je m’envole, vers le ciel où chancellent les mensonges même si j’ai envie de dire merci de prime abord.

Merci à tous ces pompiers, Portugais, Espagnols et autres, à tous ces volontaires qui malgré le cœur lourd et pesant, malgré les fatigues accumulées de jour en jour, ont contribué a sauver, des hommes, des femmes, des enfants et le peu qu’il leur restait…

Je finis quand même par aller me renseigner sur internet.

Quelle tristesse, les mots ont parfois du mal à dire tout ce que le cœur ressent, mon esprit n’est que poussière errante au fil de mes lectures.

Et aux premières torpeurs passées, une rage monte en moi, peu à peu, comme un venin qui ferait son effet dévastateur…

Le Gouvernement cherche des responsables, je n’y crois pas, immaculés de la dernière heure, ils n’ont toujours pas vu la poutre qui cache la vérité vraie.

Nul besoin de croiser un éléphant rose sur la route pour savoir que hier ne sera pas demain.

Il ne suffit pas de ces petits riens insolites, de ces micro-détails, de ces phénomènes exceptionnels si discrets que l’on passe souvent à côté, pour que le quotidien s’évade, ce quotidien qui a couté quand même des morts et de nombreux blessés.

Ils ne surviennent pas au hasard d’un visuel qui détonne, d’un épiphénomène qui ne dénote pas.

On parle là d’une occurrence annuelle, d’un chancre perpétuel par manque de moyens et de volontés de l’État.

C’est vrai, certes, on a un petit pays, mais saviez-vous que la plupart des hélicoptères combattants du feu sont loués par le Portugal, pas de bombardier d’eau, sauf ceux de nos voisins, l’EMA (Empresa de Meios Aéreos)?

Je cite: pour l’année 2013 le Portugal était équipé de la flotte suivante de lutte contre les feux de forêts:

– 6 hélicoptères kamov ka32, appartenant à l’état portugais (l’EMA, Empresa de Meios Aéreos, est une entreprise publique); capacité 4 à 5.000 litres de largage

– 3 hélicoptères bombardiers d’eau «légers» (capacité 800 à 1.000 litres) appartenant là aussi à l’État portugais (toujours l’EMA)

– 25 hélicoptères bombardiers d’eau légers loués pour la période de mai à mi-octobre (même capacité)

– 8 hélicoptères bombardiers d’eau «moyens» (capacité de 1.000 à 2.500 litres) loués pour la période de mai à octobre

– 4 avions air tractor AT802F fireboss loués pour la période de mai à octobre (capacité: 3.000 litres par appareil)

Si manque il y a, c’est en moyens aériens lourds de type Canadair, les Kamov ne suffisent pas, le Portugal devrait investir dans une dizaine de Canadairs (ou autres, mais vu le nombre de lacs de barrage au Portugal, des avions amphibies paraissent pertinents). Cela doit être encore vrai aujourd’hui, j’en suis sûr…!

Pensez-vous qu’après ça, on peut rester planté là, le cul sur une chaise, à attendre et à faire le dos rond?

Je lance ici un souhait, peut-être qu’au lieu de penser à une Force combattante Européenne on pense plutôt à une Force combattante certes, mais aux feux qui sévissent dans tout le sud de cette dernière.

Et pour finir, que les collectivités locales et nationales s’investissent plus dans les débroussaillages et les zones de non droit, et créent des zones de coupes feux accessibles à nos valeureux pompiers. C’est complexe, je le sais bien mais… s’il vous plait, pour mon, pour notre Portugal…

 

 

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