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Suspendu aux informations des médias français, je comptabilise jour après jour les morts, victimes des incendies au Portugal.

En ce jour du 17 octobre 2017, et pour cette seule année, plus d’une centaine de personnes y a laissé la vie dans d’atroces souffrances. Sans compter les dizaines de blessés, grièvement brûlés pour la plupart d’entre-eux.

Mais qu’importe. Les économistes vous diront que contrairement à leurs prévisions, le Portugal se remet plus vite sur pied, que l’économie va mieux.

C’est vrai que les banques portugaises se sont bien remises de la crise financière de 2008 en spoliant au passage des milliers d’épargnants qui ont vu leurs économies s’envoler dans le ciel de ce petit pays, comme la fumée noire des incendies de forêt. Pour preuve, la faillite en 2014 de la BES, banque familiale portugaise, qui a entraîné dans sa chute plus de 7.000 clients, pour une grande proportion d’émigrés de France, Suisse et Luxembourg et englouti plus de 700 millions d’euros de leurs économies!

En revanche, pour ce qui est du peuple, le niveau de vie reste inchangé avec un taux de chômage élevé.

Alors, qu’il se débrouille le peuple, la finance se porte bien. Qu’ils se débrouillent aussi les Bombeiros portugais pour lutter contre tous ces incendies qui dévastent le pays du Sud au Nord. Il n’ont pas assez de matériel pour venir à bout du feu? Qu’ils demandent aux populations touchées de les aider à l’aide de leur tuyau d’arrosage, de sceaux d’eau de pelles ou de balais…

Mais où sont les Canadairs et les moyens suffisants de lutte contre les incendies? Mais cher monsieur, les finances publiques du pays ne le permettent pas, tout simplement!

Alors, ce Portugal qui offre un Eldorado à tous ces ressortissants étrangers qui peuvent venir s’installer au pays pendant dix ans sans payer d’impôts, a les moyens suffisants pour dispenser ces 50.000 Français venus s’exiler pour des raisons fiscales, a contribuer par leur impôt à assurer les charges de protection des populations dans leur ensemble?

Et il n’y a pas que les services d’incendies à financer, il y a aussi les hôpitaux. Il sera certainement plus aisé à ces exilés fiscaux de venir se faire soigner dans les centre de soins français et pris en charge, que cette voisine du village portugais où je possède une maison de vacances, qui a attendu 4 ans pour avoir un rendez-vous avec l’ophtalmologue de l’hôpital de Chaves!

Mais les incendies ne touchent que très rarement les terrains de golf, les villas entourées de pelouses abondamment arrosées et les casinos.

Alors, tout va bien!

 

 

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