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«La fiction étant toujours un prolongement de la réalité», comme l’affirme l’écrivain Luis Sepulveda, le lecteur aura un regard d’autant plus averti sur ce roman qu’il connaîtra le parcours d’Álvaro Cunhal, dont les œuvres de fiction ont été publiées sous le pseudonyme de Manuel Tiago.

Homme politique portugais, Álvaro Cunhal (1913-2005) adhère au Parti Communiste Portugais à l’âge de 18 ans, alors que le parti était clandestin. Connu pour avoir été le Secrétaire général du PCP de 1961 à 1992, pour avoir été emprisonné et torturé par la PIDE, la police politique de Salazar, et pour son évasion spectaculaire de la prison de Peniche en 1960, il est aussi l’auteur d’une œuvre picturale et littéraire importante.

Après s’être réfugié en URSS, puis en France, il rentre au Portugal au lendemain de la Révolution du 25 avril 1974 et sera Ministre et Député.

Le roman “À demain, camarades” (titre original: “Até amanhã, camaradas!”), qui vient d’être publié par les éditions “Le temps des cerises”, avec une traduction d’Élodie Dupau, est une vaste fresque sociale et politique à mi-chemin entre l’histoire et la fiction. Les événements se déroulent en 1944, dans la province du Ribatejo, traversée par la vallée du Tage. Dans un contexte de résistance à la dictature, on suit la préparation clandestine et l’organisation des militants communistes, aussi bien dans les usines que dans les champs, en vue d’une grève générale et de manifestations dont les revendications portent sur les salaires et sur le paiement du travail des journaliers.

Une vie clandestine, faite de moments de joie, mais aussi de privations et de vives tensions humaines et politiques entre les compagnons de lutte eux-mêmes. Les drames surgissent lorsque la répression policière s’abat sur eux, entraînant la prison, la torture et parfois la mort. Trois personnages se distinguent dans cette fresque aux voix multiples: Ramos, Maria et surtout Vaz, le militant entièrement dévoué au Parti, considéré par certains comme étant l’alter-ego d’Álvaro Cunhal.

 

 

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