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Exposition sur la I Guerre mondiale à Laventie: là où la Bataille de la Lys a commencé

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A l’approche du Centenaire de la Bataille de la Lys, quelques expositions commencent à voir le jour en France et au Portugal pour évoquer la participation portugaise pendant la I Guerre Mondiale.

Le 11 novembre, jour de l’Armistice, semble avoir été le jour choisi pour rappeler cet événement historique mal connu, voir oublié pendant des dizaines d’années… une partie de notre histoire longtemps ignorée dans nos manuels scolaires.

C’est aux alentours de Laventie que les soldats du CEP ont occupé les tranchées. C’est là que la Bataille de la Lys a commencé pour les soldats lusitaniens. Ville choisie aussi ces 10, 11 et 12 novembre pour débattre et exposer sur le thème de «La présence militaire portugaise en Flandres».

 

Une «causerie» très documentée

Le vendredi 10 novembre, nous avons eu droit à une «causerie» très bien documentée. Un cours magistral de Bertrand Lecomte, historien et Président de l’association «l’Alloeu Terre de Batailles». Le public présent a pu échanger et apporter parfois des compléments d’information.

Pendant la conférence les différents thèmes sur la participation des Portugais à cette Guerre ont été évoqués par Bernard Lecomte: des raisons la la participation portugaise à la Guerre, en passant par le contexte.

Nous avons été quelques uns a être surpris d’apprendre que quelques Portugais ont participé à la Grande Guerre en dehors des Flandres. Des soldats faisant partie du corps de l’artillerie portugaise ont combattu en Champagne. Une dizaine d’aviateurs portugais ont combattu dans les airs, l’un d’eux ayant été abattu dans le Chemin des Dames.

Pour aider la France dans l’effort de guerre pendant les années du conflit, 60 mil Portugais sont venu travailler essentiellement du coté de Bordeaux, dont 20 mil seulement étaient en situation régulière.

La presse portugaise, mais aussi française, a évoqué les préparatifs à la guerre, l’arrivée à Brest, la route vers le champs de Bataille… Dans la région du conflit, le journal Pays de France, publia article sous l’angle de la venue des Portugaise en croisade.

Dès octobre 1917 une exposition avec des photos de soldats portugais a eu lieu à Paris.

Pendant la «causerie» a été rappelée l’importance des clichés photos pris par le journaliste Arnaldo Garcez de la Section Photographique Portugaise. Il a lui même publié des cartes postales pour son compte sur les Portugais dans la Guerre.

Les Portugais ont occupé des tranchés, mais pas seulement, leur zone d’action allait bien au-delà: il y avait des zones de repos, de commandement, d’entraînement, les hôpitaux de fortune, de récupération de la santé… cela allait jusqu’à la côte.

Le terme du conflit a été signé le 11 novembre 1918, toutefois la démobilisation des soldats portugais ne s’est faite qu’en février 1919. Les officiers et les soldats étaient à l’époque en grande partie cantonnés à Roquetoire dans le Pas-de-Calais.

Les traces de la présence du CEP dans les Flandres sont entre autres: le Cimetière de Richebourg et le monument aux soldats portugais de la Couture. Un texte en portugais fait référence à La Couture comme étant pour les Portugais «une terre Sacrée». Le Christ des tranchées a quant à lui a été offert au Portugal, la famille Simão a aidée à ce que ce Christ (ou l’un des Christ!!!) puisse partir en 1958 de Neuve Chapelle, avec comme destination la salle capitulaire du Monastère de Batalha.

 

La participation de Victor de Sequeiros

Le dimanche 12 novembre, Victor de Sequeiros, née en France mais d’origine portugaise, a abordé la participation de nos troupes sous l’angle de l’évocation du conflit dans les revues, cartes postales, lettres de soldats et livres, au long du siècle qui nous sépare du conflit. Il nous a parlé du photographe Joshua Benohel qui a suivi la préparation des soldats à Tancos, de l’artiste Peintre Adriano de Sousa Lopes… des artisans de la vision patriotique des Portugais dans le front, ainsi que du légendaire Milhões, de son vrai nom Aníbal Agusto Milhais.

Dans le cinéma, Victor de Sequeiros, nous a rappelé que le film João Ratão, de Jorge Brum do Canto, traite le thème du soldat portugais qui a été à la guerre d’une façon romancée.

Au niveau des cartes postales, il y a eue des cartes pré-remplies, fournies par le CEP, dans lesquelles les soldats n’avait que le choix de barrer des phrases pour dire de leur état de santé. Il y a eu aussi des cartes postales manuscrites qui devaient passer par la censure. Quelques unes, rares, ont échappé à la relecture de la censure avant expédition.

Au moment du repos, quelques soldats ont profité pour aller à des villages à l’arrière, pour envoyer les missives à la famille ou profitaient pour les confier à des officiers lors de leurs permissions au pays.

Les Portugais ont été bien moins nombreux à participer au conflit de la I Guerre que bien d’autres nations. Ils ne sont arrivés en France qu’en 1917, toutefois, plusieurs livres d’époque sont là pour témoigner: des mémoires d’officiers, des mémoires de soldats et officiers prisonniers, des écrits de l’église, des œuvres polémiques avec parfois un regard critique…

Depuis peu, de plus en plus d’auteurs s’intéressent au thème, en publiant des œuvres, fruits de recherches universitaires, mais aussi des livres destinés au grand public. Chose nouvelle, est la sortie de manuscrits de grands parents ou arrière grands parents, qui n’avaient pas comme fonction d’être publiés, mais que les générations actuelles ont voulu faire connaître. Ce sont des éléments importants pour comprendre l’état d’esprit des troupes et le pourquoi de la participation portugaise à cette Guerre.

 

Une exposition bien utile

L’exposition en tant que telle évoquait par des images photographiques les différents aspects: le débarquement à Brest, l’arrivée sur le front, mouvements de troupes, le secteur portugais, les postes de combat, survivre dans les tranchées, l’entraînement à Marthes, nourrir les hommes…

L’exposition le l’association «L’Alloeu Terres de Batailles» est un ensemble bien utile pour comprendre la participation portugaise dans la Guerre la plus meurtrière de toute l’histoire de l’humanité.

 

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