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Les Journées nationales des femmes élues et la place de la femme en politique

Les Journées Nationales des Femmes Elues, le Congrès de la plus grande communauté de femmes élues de toute la France, a eu lieu vendredi et samedi de cette semaine, à Paris, sous le haut-patronage du Président Emmanuel Macron.

«Assister à ce Congrès sur la politique au féminin, sur la place et le rôle de la femme dans notre société, était important car cela fait partie de mes principaux combats à l’heure où la parole de la femme se libère» explique au LusoJornal Nathalie Pereira Fordelone, Adjointe au Maire de la ville de Pomponne (77). «J’aborde souvent le sujet de la parité dans mon quotidien. C’est un concept nécessaire, parfois assez vite oublié».

Julia Mouzon, fondatrice de ce grand mouvement, qui a  décidé de «s’engager pour les femmes», est un exemple de ces femmes combatives. «Emmanuel Macron nous parle d’une cause nationale et d’une mobilisation de toute une nation pour l’égalité femmes-hommes. Malgré tout en 2017, de nombreuses femmes actives et désireuses de s’investir en politique rencontrent encore des obstacles face à une politique faite par et pour les hommes. Cela ne plaira surement pas à mes comparses politiques hommes, mais c’est bien une réalité» dit Nathalie Pereira Fordelone. «Puis, j’avais surtout le désir d’entendre la parole d’autres femmes élues comme moi et partager mon expérience. J’ai été agréablement surprise de rencontrer quelques hommes curieux, une manière pour eux de comprendre, partager et soutenir, et je m’en réjouis».

L’application de la Directive européenne qui a obligé la France à donner le droit de vote et le droit d’être élus aus citoyens étrangers issus d’au autre pays européen, apparait en France au moment que le débat sur la parité en politique. D’où, beaucoup d’élus portugais ou d’origine portugaise sont des femmes, peut-être plus que des hommes.

Une étude récente faite par l’association «Elles aussi», qui promeut la parité dans les instances élues, montre que 90% de la population rejette le cumul des mandats et la captation du politique par une classe d’hommes qui ne se renouvelle pas. Une large majorité réclame une transparence dans l’exercice du pouvoir et un équilibre dans le partage des responsabilités entre les femmes et les hommes.

La loi du 21 février et du 4 aout 2014, ainsi que le rapport sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes est claire: «sensibiliser les élu-e-s de la collectivité à l’égalité femmes-hommes, porter et rendre visible ce sujet aux yeux de tous et toutes».

«User du pouvoir coercitif de la loi a finalement fait bouger les mentalités» résume Nathalie Pereira Fordelone.

«Lors des ateliers pratiques, du ‘coaching d’équipe’, j’ai partagé mon expérience, identifié mes ressources, mes valeurs. Nous avons abordé des thèmes récurrents de nos mandats, la légitimité, la responsabilité, la compétence, le devoir, mais aussi le discrédit en politique, l’image de soi. Finalement tous ces ingrédients de la vie politique sont des notions collectives» explique au LusoJornal la Maire Adjointe de Pomponne.

Plusieurs conférences plénières ont été organisées pendant les deux jours sur des thématiques diversifiées, comme par exemple sur la Loi Notre, sur le numérique, sur les territoires d’avenir, les nouvelles transitions en matière de transport présentés par Brigitte Gresy, Secrétaire Générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, de Maria Gomri, Directrice juridique de Google, du philosophe C. Jeanmart, des journalistes politiques C Bécard et F Says, entre tant d’autres.

«J’y ai rencontré des femmes inspirantes, de qualité et j’espère que nous essaimerons partout dans la société l’égalité. La responsabilité politique passera par une gouvernance équilibrée et ne pourra être que bénéfique à la société» afirme Nathalie Pereira Fordelone.

 

 

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