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Depuis des années, je me pose des questions sur mon déracinement et ses véritables conséquences, ces petits rien qui font flamber nos cœurs et vous font rappeler que vous faites partie d’un plus grand nombre qui oscille entre deux mondes… L’immaculé réminiscence d’un Pays, pourtant si proche, et qui peu à peu, s’éloigne tellement loin de nos attentes et de nos cœurs…

Malheureusement, à mon grand désarroi, je ne peux aujourd’hui que constater les ravages du temps et je suis bien obligé d’admettre que nous courrons tous à notre perte d’identité…

Et… dans un élan de grande tristesse, presque en abandon, je vous pose la question: en avons-nous encore une et en sommes-nous fiers?

Je ne vous parle ni de la Coupe d’Europe, ni du dernier Festival de la chanson… Non! Là encore merci, cela ne vous a rien couté…

Quelles sont ces marques identitaires qui nous rendent fiers d’être Portugais…?

A tel point que les miens ne se reconnaissent plus dans leur entité originelle et moi j’avoue que j’ai du mal…

J’aimerais bien avoir votre avis là-dessus, j’arrive à la rue de l’automne, écheveau aux couleurs de l’hiver, enfin, ce qu’il en reste, et je n’arrive toujours pas à comprendre la politique de notre pays nous concernant… Loin des yeux, loin du porte-monnaie?

Pourtant, je tape doucement à la porte des souvenirs, de tous ces moments qui semblent nous unir, amour fragile de nos vies, une larme, un sourire, c’est ainsi. Les jours passent et ne se ressemblent pas, la lumière fragile s’étiole pas à pas, nos routes se croisent aux détours… Nous, côté mer, eux, côté cour. On n’est pas sur la même longueur d’onde, la faute à qui? Loin des yeux, loin du cœur?

Je ne suis donc pas seul, mais cela ne parvient pas à me consoler…

Après une légère étude démographique et anthropologique, analysons un peu de manière holistique ce qui nous arrive et regardons avec un œil nouveau et de plus près, ceux qui sont censés nous représenter… Et nous sommes nombreux… Je sais comme tout le monde que nous avons une Ambassade, oui! Mais combien de Consulats à travers le pays? Y-a-t’il un chiffre?

Qui anime cette flamme qui est censé être la nôtre? Je ne vais pas les citer ici, ils se reconnaîtront, tous ces instituts, fondations et autres, qui de mon œil aveugle font tellement pour nous…

Doit-on croire malheureusement que, Lisboa n’a jamais été aussi «bonne» qu’en France et où les «Avec’s» sont devenus «Cons» et identités négligeables et négligés?

Regardons ces petits riens insolites, ces micro-détails si éloquents et qui passent souvent à côté, en non événements, qui dénotent et s’évadent en rires et en surprises où nos regards s’ouvrent dans une autre réalité, comme un trou dans la moustiquaire qui nous laisserait supposer entrevoir une autre de nos facettes… Mais malheureusement pas les nôtres.

Un monde qui n’est pas le nôtre et qui est loin de nous représenter mais qui nous laisse un goût de banalité qui n’a rien de représentatif et qui décadre complètement, n’apportant rien à notre vision et à nos souvenirs. Chiquenaude pseudo élitiste qui ne fait plaisir qu’à certains pédants et pseudo intellectuels…

Nous ne savons préparer que des non-événements et mettre des rustines et bien souvent, qu’au dernier moment… On va voir pour le Centenaire… Une nouvelle responsable a été de nouveau renommée… La pauvre, on connait donc ses origines, mais elle a été incapable de dire ce qui avait déjà été fait et ce qu’elle prévoyait de faire…

Je signale, pour les non entendants que nous sommes aux portes de 2018, cela dit quelque chose pour certains ou c’est encore «entité négligeable». Allons-nous encore oublier ceux qui sont tombés? (Au fait, aucun d’eux n’est tombé à Paris).

Surtout continuez comme ça. Vous glissez dans un monde qui n’est plus le nôtre. Montrez-nous encore des expos, apprenez leur encore le Portugais, nous, on a plus besoin. Apparemment, «d’ailleurs je vous écris en Portugais». Et pour tout vous dire… j’en ai marre de me faire appeler «Rossé» et de leur rappeler notre Histoire commune, nous avons aussi découvert les bétonnières, mais pas que…

Heureusement qu’il y a pléthore d’anonymes qui nous représentent, sans moyens le plus souvent, mais qui dans leurs cœurs portent au firmament la lumière et la langue qui nous unis… Bem hajam!

 

 

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