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Noël approche, moment de convivialité, moment de souvenirs, moment de rencontres, de nouvelles rencontres, moments où quelques-uns d’entre nous nous sentirons un peu moins seuls, nous sortons nos parents de la maison de retraite, nous préparons un repas plus riche, plus traditionnel…

Noël est aussi moment ou beaucoup des nôtres, de nos voisins, des pauvres d’argent, les pauvres de santé, les réfugiés qui cherchent… se sentent encore plus seuls.

Ayant une pensée pour eux, ayons un geste, des mots, un sourire… des choses simples et pourtant parfois si importantes.

À l’approche de Noël, ce texte sur le thème de «la solitude», est un élément de réflexion… une pause dans un monde qui va de plus en plus vite et qui oublie des gens sur la route… une route qui devient de plus en plus longue et de plus en plus emprunte d’embouches.

 

Gilbert Bécaud dans une des chansons phares de son répertoire chantait: «la solitude ça n’existe pas». Peut-on être si sur et avoir une opinion aussi tranchée?

Ce thème a bien inspiré d’autres artistes, d’autres chanteurs. À l’exemple de George Moustaki, qui lui nous chantait: «pour avoir si souvent dormi avec ma solitude, je me suis fait presque une amie. Une douce habitude… je ne suis jamais seul avec ma solitude…»

Léo Ferret quant à lui, avec son verbe, nous fredonnait: «je suis d’un autre pays que le vôtre, d’un autre quartier, d’une autre solitude…».

Et à Barbara de répliquer avec «je l’ai trouvée devant ma porte, un soir, que je rentrais chez moi…»

Gilbert Bécaud, Georges Moustaki, Léo Ferret et Barbara. Quatre Grands qui nous ont faussé compagnie.

 

La solitude est-ce un moment de faiblesse ou de force?

La solitude, moment magique, moment unique, moment de bonheur. La solitude moment tragique, moment de doute, moment de tristesse.

C’est quoi la solitude? Quelles images, quels moments de notre vie, mettons-nous dans ce terme, dans ce sentiment?

N’y a-t-il des moments de notre vie où nous sommes très entourés et pourtant la solitude est là? Alors que d’autres moments, dits de solitude, sont parfois des vrais moments de partage, de découverte de l’autre et de nous-mêmes.

Alors que nous vivons dans un monde hyper médiatisé, hyper informatisé et informé, peut-on dire que cela soit un antidote à la solitude?

La solitude n’est-elle pas dans le regard que nous portons à l’autre, dans le regard que l’autre nous porte, dans nos incompréhensions mutuelles?

L’éducation, le milieu dans lequel nous avons vécu et dans lequel nous continuons d’évoluer n’a-t-il pas une influence sur notre rapport à ce sentiment? Selon le moment de notre vie, de notre évolution familiale et sociale l’image de solitude ne change-t-elle pas?

Nous vivons dans un monde où l’important est l’instantané: nous courons du travail à la maison, de l’ordinateur à la télévision… ne sommes-nous pas des solitaires ambulants? Ne sommes-nous pas la plupart du temps dans l’action, alors que la solitude permet de réfléchir, d’agir ou plutôt permet de préparer l’action… l’action d’agir.

Le moine dans le couvent, ne voit-il pas le temps… ne sent-il pas le temps qui passe? N’est-il pas moins solitaire que nous? Nous, qui courrons derrière le temps, derrière tout, derrière un salaire, derrière un bien matériel, et parfois nous courons même derrière un but non précis. N’est-ce pas là un reflet de notre solitude, de nos solitudes?

La solitude n’est-il pas pour les une nécessité, voire parfois une obligation, tandis que pour quelques-uns d’entre nous cela est le fruit des circonstances, des événements?

La solitude peut être un choix de vie, mais aussi un choix imposé par des règles, voire parfois un choix économique ou qui découle de l’économique. La solitude est donc parfois subie, mais parfois provoquée… elle est admise, elle est détestée, voire maladive.

Les motivations du solitaire sur le chemin de Compostelle ne sont-elles pas bien différentes du réfugié qui marche? Qui marche pour fuir, qui marche pour trouver.

La solitude est destructrice, mais peut aussi être créatrice, à l’exemple de l’artiste devant l’œuvre qui se construit et de l’écrivain devant la feuille qui se noircit.

Les pygmées et autres civilisations reculées, isolées, en dehors de notre conception de la civilisation sont-ils solitaires, ont-ils ce sentiment? Le sentiment de solitude n’existe-t-il pas seulement dans certaines civilisations, dans notre civilisation?

La solitude n’est-il pas un terme de notre temps? N’est-elle pas plus difficile à vivre dans notre temps que dans le temps passé? C’était quoi la solitude du temps des cavernes, du temps des découvertes maritimes, des soldats enterrés dans les tranchées en 14-18 en attendant la guerre?

Les pygmées, par leur instant de survie, vivent en groupe, un groupe de partage, le partage du presque rien, mais peut-être le partage du plus important, ne sont-ils moins solitaires, mais plus solidaires que nous? Que nous qui vivons dans le monde de l’argent, le monde des échanges?

Bien d’autres aspects peuvent être englobés dans le sentiment de solitude: l’abandon, l’exil, la retraite, le veuvage, l’emprisonnement, l’isolement, voire même le recueillement.

SOS Amitié, écoute et lutte contre ce qui pour certains est un mal, un mal… mal vécu: la solitude.

Quels autres remèdes pour vaincre la solitude? A-t-on besoin de remèdes et ne sont-ils pas aussi variés que les cas de solitude?

Difficile de répondre sur ce thème, comme le sont bien sur d’autres thèmes de la vie.

Le monde qui peut être beau… est aussi ce que nous voulons qu’il soit. L’homme est intelligent, il se construit, l’œuvre n’est jamais terminée, à nous de savoir écouter et réfléchir sur ce que des sages nous disent. Sages qui continuent à clamer des vérités, vérités reconnues, parfois, par tous… même s’ils savent que ce sont, parfois, pour des causes perdues… Bien des batailles sont déjà perdues. Ils ne perdent, toutefois, pas l’espoir dans l’Homme. N’est-ce pas là, un des signes de la sagesse?

Yann Arthus Bertrand dans son film «Human» a donné la parole à des inconnues qui avaient des choses extraordinaires à dire, comme extraordinaire a été la vie d’un Président connu, celle de l’uruguayen José Mujica, Président de l’Uruguay du 1er mars 2010 au 1er mars 2015.

José Mujica, a tout vécu ou plutôt a beaucoup vécu et beaucoup réfléchi pendant ses années d’otage et de prisonnier.

Pour José Mujica «l’homme est le seul animal capable de s’autodétruire… il finit par apprendre bien plus de la souffrance que de l’abondance… on peut toujours se relever, il vaut toujours la peine de repartir de zéro, mille et une fois et aussi longtemps qu’on est en vie. Les seuls perdants sont ceux qui cessent de se battre. Cesser de se battre c’est cesser de rêver. Je ne fais pas l’apologie de la pauvreté, je fais l’apologie de la sobriété. Quand j’achète quelque chose, je ne l’achète pas avec de l’argent, je l’achète avec du temps de la vie qu’il a fallu dépenser pour gagner cet argent. L’unique chose qu’on ne puisse pas s’acheter, c’est la vie».

Le sage José Mujica – lui qui a tout vu, tout vécu – nous conseille en nous disant: «l’important c’est demain». Merci José.

 

 

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