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C’est dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, que Marco Oliveira sera en double concert, le samedi 16 décembre, à 20h30, et le lendemain, à 17h00, au Théâtre de l’Alliance Française à Paris.

Une voix puissante, haute, un chant souple, fluide et émouvant, c’est ce qui frappe d’abord à l’écoute du Fado de Marco Oliveira. Ce jeune chanteur nous entraîne irrépressiblement dans la mélancolie tour à tour douloureuse et dansante du fado, la destinée, le fatum latin… Une force de transmission et une sensibilité qu’il doit à un apprentissage précoce et à une formation complète, puisqu’il s’accompagne lui-même à la viola, guitare classique acoustique.

L’expérience artistique de Marco Oliveira puise à des contextes de performance variés: il se produit dans les traditionnelles «maisons de fado» lisboètes, et explore d’autres scènes artistiques, comme au sein d’un quartet de jazz.

Marco Oliveira renouvelle ainsi le fado, une musique aujourd’hui objet de défense patrimoniale d’un côté, et portée de l’autre dans les stades et opéras mondiaux.

Entre ces deux voies, Marco trace la sienne par des compositions personnelles qui s’inscrivent dans l’héritage des plus grands fadistas, notamment Alfredo Marceneiro ou António Rocha, avec qui il s’est récemment produit à Lisboa.

Mais il se nourrit aussi de dialogues avec les meilleurs musiciens du «Nouveau Fado», tels que Ricardo Ribeiro ou Ana Moura. Côté poésie, Marco Oliveira développe ses propres textes, toujours au sein des thèmes privilégiés du fado: Lisboa, la solitude, l’amour…

«Rien de ce que tu peux dire ne peut me faire revenir», écrit et chante Marco sur son dernier album, dans la «Valse aux Adieux». Nous parions au contraire que ces deux concerts à Paris, accompagnés de ses deux acolytes de talent, Paulo Parreira (dont le père, António, s’est rendu célèbre à la guitare) et João Penedo, à la contrebasse, ne sont que les prémisses d’un retour…).

Né en 1988, à Lisboa, Marco Oliveira a toujours baigné dans le milieu du fado depuis son enfance.

A 10 ans à peine, il obtient le premier Prix junior de la Grande Soirée de Fado au «Coliseu dos Recreios», puis il enchaîne les prix et les victoires. A l’âge de 13 ans, il étudie la guitare classique afin d’approfondir les liens avec le fado et très vite il se donne en concert à l’étranger. En dehors du fado il reconnaît également apprécier le rock, la bossa nova et le jazz.

Le Festival de l’Imaginaire a démarré fin septembre et propose jusqu’au 22 décembre différentes manifestations sur 31 lieux différents. Il réaffirme sa volonté de se déployer à la rencontre de nouveaux publics, à Paris et ailleurs, tout en faisant le lien entre les différentes cultures étrangères et les publics d’ici, entre les patrimoines matériels et immatériels, entre des institutions culturelles, des artistes, des chercheurs, qui oeuvrent avec passion et énergie sur le terrain.

 

Théâtre de l’Alliance Française

101 boulevard Raspail

75006 Paris

 

 

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