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Alfredo Júlio est depuis 7 ans le Vice-Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux.

Cette Chambre de commerce représente 70.000 entreprises, plus de 80 associations de commerçants, 40 clubs d’entrepreneurs, c’est un des actionnaires de l’Aéroport de Bordeaux, mais c’est aussi Vinexpo, le premier salon mondial du vin, entre autres.

Alfredo Júlio a participé à la I Rencontre des investisseurs de la diaspora portugaise à Viana do Castelo et a répondu aux questions de LusoJornal.

 

Parlez-moi de vos origines.

Je suis originaire du Alto Alentejo, de Montemor-o-Novo, j’ai quitté le Portugal en 1962 et je fais partie de cette génération qui a émigré très tôt et qui a découvert le Portugal et son histoire il y a quelques années, mais qui n’a jamais perdu ses racines. Les Portugais qui ont émigré n’ont jamais oublié leurs origines et aujourd’hui il est important de rendre au pays ce qu’il nous a donné.

 

Vous venez souvent à Montemor-o-Novo?

Oui. Tous les ans, dès l’âge de 10 ans je suis revenu au Portugal, car quelqu’un qui ne sait pas d’où il vient, aura toujours du mal à savoir où il va.

 

Que faites-vous à Bordeaux?

Je suis boulanger. J’ai un réseau de boulangeries qui s’appellent «Alfredo». Je n’ai pas voulu mettre le côté portugais en avant, parce qu’il y a une difficulté à trouver des boulangers. Et le pain portugais est spécifique. Trouver quelqu’un qui soit capable de le fabriquer ce n’est pas simple. J’ai 5 boulangeries, avec 26 salariés. Et nous avons tout un rayon d’épicerie venant du Portugal.

 

Pourquoi êtes vous à Viana do Castelo?

N’ayant pas actuellement de liens avec la région du Minho, l’objectif de ma présence est justement d’en avoir. On a eu la chance de recevoir le Secrétaire d’Etat et on a travaillé avec la ville de Cenon, une convention qu’on va signer avec la ville d’Arcos de Valdevez. Il s’agit d’un premier pas et on va réfléchir à d’autres projets. Nous avons des écoles et des industries de pointe, on a une culture du terroir, il y a plein de choses à partager. A Bordeaux on a su faire des actions à l’autre bout du monde, au Québec, en Chine, au Canada, au Japon et c’est quand même dommage qu’on ne l’ait jamais fait avec une ville sœur qui est près de chez nous. Et l’objectif c’est de rattraper ce retard.

 

Comment procède-t-on justement à ce rapprochement?

La recette c’est déjà d’avoir un lien entre les personnes. Il n’y a pas de grands projets sans affinités. Aujourd’hui les affinités sont faites entre la ville de Cenon et le Secrétaire d’Etat aux Communautés portugaises. Ensuite, créer quelque chose qui fonctionne et si cette convention fonctionne bien avec Arcos de Valdevez, on aura démontré qu’on peut réussir quelque chose et à partir de là c’est la porte ouverte. On pourra échanger des informations économiques, les recherches d’emplois, les appels d’offres,… Aujourd’hui nous sommes dans la 3ème révolution économique, on a eu la vapeur, l’électricité et maintenant le numérique. Grâce au numérique, on va pouvoir continuer cette convention à distance, mais c’est avant tout les hommes et sans les hommes et sans cette volonté, on n’y arrivera pas. Il faut venir partager et ne pas prendre que ce qui est bon et de rien donner, c’est dans cet échange et équilibre avec beaucoup d’enthousiasme la clé du succès et en plus mes origines font que je veux défendre cette idée parce que je pense qu’elle est bonne et qu’on peut aller plus loin.

 

Fidelidade

 

 

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