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Dans le cadre des «Culture en dialogue» mis en place par l’association développement et le renforcement des échanges culturels, ADREC, c’est à la Fondation Gulbenkian à Paris, le 11 janvier prochain, à 18h30, qu’une conférence sur le célèbre poète et écrivain capverdien Eugénio Tavares, aura lieu, quelques semaines après le 150ème anniversaire de sa naissance (1867-1930).

Sur place, plusieurs intervenants, parmi lesquels, le musicien et chanteur bien connu Teófilo Chantre, ancien compagnon de route de Cesária Évora, ainsi que le chercheur et linguiste Nicolas Quint, Directeur de recherche au CNRS, dialogueront sur la vie et l’œuvre d’Eugénio Tavares afin de célébrer sa mémoire. Ils échangeront également sur la poésie lusophone. L’événement sera animé par le Directeur de LusoJornal, Carlos Pereira.

Depuis sa création en 2013, l’association ADREC œuvre pour le développement et le renforcement des échanges culturels entre différents publics. Lancés en 2017, les événements «Cultures en dialogue» contribuent à nourrir cette dynamique. A travers ceux-ci, il s’agit de partager et faire connaitre les œuvres d’artistes et d’intellectuels du Nord et du Sud mais aussi de les faire dialoguer afin d’en dégager les proximités ou encore les influences communes.

«Il s’agit ici du premier dialogue conférence que nous organisons. Tout est parti de l’idée de l’anniversaire et de mon attrait pour la culture et notamment pour la poésie capverdienne», explique Marie-Adeline Tavares, Présidente de l’association.

Mélanger et mettre en parallèle l’aspect scientifique et l’aspect artistique, avec les intervenants présents permettra de «divulguer et de faire découvrir Eugénio Tavares, si peu connu en France. A ma connaissance il n’y a pas eu encore ici, des rencontres de ce genre en sa mémoire», souligne-t-elle au LusoJornal.

Créée en 2013, l’ADREC compte aujourd’hui sur 5 membres actifs et plusieurs collaborateurs. «Nous souhaitons avant tout la promotion et la vulgarisation des oeuvres culturelles ainsi que faciliter l’accès à nos événements au grand public». Après le choix de la Fondation Gulbenkian, d’autres lieux dans la capitale seront choisis. «Il s’agit des événements itinérants, tous portés sur la culture qu’elle soit africaine ou européenne».

A 32 ans, Marie-Adeline Tavares est fonctionnaire internationale à la francophonie. Très attachée au pays de ses parents originaires de l’ile de Fogo et de Santiago aussi, elle se définit clairement comme issue de la diaspora capverdienne.

L’organisatrice de la rencontre évoque alors les valeurs familiales et du Cap Vert inculquées par ses parents. «En plus j’ai aussi mes grands-parents qui ont vécu entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Je suis donc quelqu’un d’ouvert et je m’intéresse fortement à la démocratisation de la culture. Elle nourrit l’esprit et on peut alors envisager le monde de façons différentes».

Fille de Pierre Franklin Tavares, pré-candidat à l’élection Présidentielle française en 2012, Marie-Adeline Tavares avoue avoir accompagné de près la lutte politique de son père à Epinay-sur-Seine (93), ville où elle est née.

La jeune femme dit comprendre la langue portugaise et parler le créole. Proche de la Communauté capverdienne, elle s’implique aussi dans l’association Femmes Capverdiennes de France et espère pouvoir prochainement, avec l’ADREC, organiser d’autres événements littéraires, notamment liés à l’Afrique centrale.

 

Le jeudi 11 janvier, à 18h30

Fondation Calouste Gulbenkian

39 boulevard de la Tour Maubourg

Paris 7ème

Entrée libre

 

 

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