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La présente réflexion, nous la faisons dans LusoJornal, sans que cela soit spécifiquement un sujet de la Communauté portugaise en France, mais plutôt un sujet de société, de la société française.

À la question: quel est votre fournisseur de gaz, l’électricité?… une bonne partie d’entre nous ne connaît pas la répondre.

S’il y a un pays au monde où l’on promulgue le plus de lois, le plus de normes, c’est bien la France. Tout cela pourquoi? Pour projeter le soi-disant consommateur, qui pour tout, doit lire des pages et des pages avant de signer et d’écrire la phrase «lu et approuvé».

Le plus grave c’est que, souvent, le non-dit, correspond à une acceptation.

Des normes nationales, mais aussi européennes ont conduit à une plus grande concurrence au niveau d’un certain nombre de services. On parle actuellement en France de libérer les rails pour permettre à d’autres compagnie que la SNCF de nous transporter. Il y a eu les autocars, le téléphone, le gaz, l’électricité…

Cette libéralisation a conduit à ce que la concurrence soit plus coriace et qu’avec l’arrivée d’autres prestataires de ces services, les prix baissent; à l’exemple de l’arrivée de Free sur le marché du téléphone. Cela a conduit à une baisse importante des forfaits téléphone et d’internet.

Ce que nous amène à écrire ce papier, c’est le fait de dénoncer certaines méthodes de vente.

Il y a de cela quelques années, le gaz était vendu en France, par GDF et l’électricité, par EDF. Ces deux entreprises ont changé de nom et les activités ont été à la fois regroupées et scindées. Ces anciennes entités vendent l’une comme l’autre, à la fois du gaz et de l’électricité. Scindées, parce que vous avez une société qui vend la matière première, une autre qui gère installation, une autre qui gère les appels téléphoniques, une autre qui envoie des prospecteurs à votre porte, une autre qui… Résultats: on s’y perd.

Tout ça est fait soi-disant pour rationaliser, pour diminuer les coûts… ça n’empêche que cela met les nerfs des consommateurs, parfois, à rude épreuve.

Qui n’a pas eu à faire à des calls centers? Là commence le parcours du combattant: faites dièse, étoile, 1, 2… 9 et miracle, vous tombez sur un être vivant… et là vous dites «j’ai un problème avec ma télévision»… on vous répond «avez-vous appuyé sur le bon bouton?»… «oui Madame»… «avez-vous débranché le câble et rebranché?»… «oui Madame»… les pauvres ils sont formatées, et après un quart d’heure vos nerfs sont de plus en plus à vif… et là… miracle… une solution est trouvée… «un technicien va vous appeler pour prise de rendez-vous»… votre train entre-temps est parti. Çà s’appelle la rationalisation.

Et que dire des appels téléphoniques pour proposer ou vendre un service… et les visites de jeunes commerciaux, payés au rabais, en fonction des contrats signés… du nombre de consommateurs trompés.

Ils nous disent: on vous appelle, on vous visite pour un diagnostic, on vous veut du bien… nous sommes envoyés par tel ou tel service, on ne veut rien vous vendre, on vient surtout pour vous informer… pauvre consommateur… il reçoit tellement d’informations qu’il ne sait plus à quel saint se vouer.

Vous avez repéré les numéros de certains prestataires qui vous appellent et qui commencent en général par le 8, le 1… les malins! Ils finissent par trouver la parade… on vous appelle par des numéros commençant par 6, comme si cela concernait un portable d’un particulier.

Tout le monde est beau, tout le monde il est gentil. On vous visite avec une documentation très officielle et bien documentée: Mr/Mme, vous habitez dans le Nord, pas grave, on vous propose des panneaux solaires, on vous fait même un prêt, vous vendez l’électricité à un prestataire national qui vous rémunère… l’électricité vendue rembourse le montant du prêt… bien trouvé. C’est tellement miraculeux qu’après l’installation et votre payement des jolis panneaux, l’entreprise disparaît, la liaison au réseau national ne se fera jamais… vous engagez une procédure avec d’autres lésés, vous voilà partis pour des années de procédures.

Expérience vécue: Il est humain de vouloir faire de bonnes affaires, toutefois à la longue, cela devient des mauvaises affaires. À l’achat d’un billet d’avion, on nous propose une réduction pour un prochain voyage… on appuie sur le bouton… et qu’avez vous fait… qu’ai-je fait? Sans le vouloir vous avez adhéré à un abonnement mensuel d’un soi-disant prestataire de services… le temps que vous vous apercevez, quelques prestations sont sorties, c’est toujours cela de pris. Il y a un dicton en portugais qui dit: «grão a grão enche a galinha o papo».

Attention, on vous prévient parfois: «votre conversation peut être enregistrée». À quoi cela sert?

Attention aux propositions téléphoniques: on vous pose des questions, posées évidemment intelligement… vous ne voulez pas du service proposé… mais comme à aucun moment le mot «non» n’est prononcé, c’est comme si vous aviez dit «oui». Et voilà que quelques jours après vous recevez un courrier de bienvenue en vous annonçant que vous avez adhéré à tel prestataire de gaz… à tel prestataire d’électricité… enragé vous vous demandez «quand ai-je signé?», «qui a signé?». Et là… c’est reparti… vous téléphonez… faites dièse, étoile, 1, 2… 9 et pour le comble des combles: «pour des raisons d’encombrement des services, veuillez nous appeler ultérieurement».

Tout cela est pour votre bien, notre bien… surtout pour le bien de quelques-uns!

Ne généralisons pas. La concurrence est bonne, souvent saine, le consommateur en ressort souvent gagnant, il y a toutefois des brebis galeuses qui utilisent des méthodes de vente contestables et qui méritetraient d’être condamnées, au risque du consommateur de ne plus s’y retrouver, et comme dit un autre dicton portugais «sofre o bom pelo pecador».

Il faut évidemment accepter l’évolution de la société, l’évolution des méthodes, toutefois… pas à n’importe quel prix.

 

 

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