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Cette saison, le LusoJornal continue de suivre les lusophones qui évoluent sur les pelouses de D1 Féminine. Et il a eu l’occasion samedi de s’entretenir avec la joueuse franco-portugaise du Paris FC et internationale U20 française, Elisa de Almeida, qui faisait son retour sur les terrains face à Rodez (4-0).

 

Tout d’abord Elisa, votre sentiment après cette nette victoire face à Rodez?

Il y a forcément de la joie. On n’a pas eu un début de saison facile entre nos résultats et le changement de coach. Après c’est sûr que 4-0 à la maison, il y a de quoi être contentes. On a fêté cela comme il faut. Mais il ne faut pas s’arrêter sur ce résultat. Il reste beaucoup de matchs, la saison est encore longue. Et il faudra se remettre au travail dès lundi.

 

Vous êtes à nouveau titulaire, cette fois en défense centrale et non au poste d’arrière droite. Est-ce que ce repositionnement change beaucoup de choses?

Non, ça ne change pas grand-chose. J’aime bien les deux postes, aussi bien à droite que dans l’axe. Après dans l’axe, je m’y plais bien, c’est mon poste de base. C’est vrai que l’année dernière, j’avais changé en jouant toute la saison à droite. Mais droite ou axe, cela m’est égal.

 

Sur ce début de saison, le Paris FC est désormais sixième. Est-ce conforme aux objectifs fixés?

On est un peu en dessous. On vise le top 4 voire le top 3 cette année. Maintenant, comme l’a dit Sandrine, on a tout changé. C’est un début de saison qu’on aurait espéré être meilleur, même si on a affronté deux gros du championnat [ndlr: OL et PSG]. En battant Rodez aujourd’hui, j’espère que ça va nous mettre sur une bonne dynamique et qu’on va continuer comme ça dès le week-end prochain à Soyaux.

 

Quel bilan tirez-vous pour l’instant de votre début de saison personnel?

Plutôt moyen. Je n’ai pas joué tous les matchs. J’ai eu un peu de repos en revenant de la Coupe du monde U20. Face à Fleury, j’étais absente à cause de mon ischio. Aujourd’hui, je reviens, on gagne. Je ne demande rien de plus.

 

Sur cette blessure aux ischios, comment cela s’est passé?

Ça me tirait déjà un peu à ce niveau avant le match face à Lyon. Ils m’avaient mis un compressif mais sur une accélération face à l’OL, mon ischio a un peu lâché. Résultat, j’ai eu une lésion. J’ai eu le temps de récupérer dix jours, en faisant les soins comme il faut. Et j’ai repris depuis une semaine avec le groupe.

 

Malgré ce coup d’arrêt, vous continuez à être titulaire. C’est positif de sentir que vous continuez à vous installer dans ce groupe?

C’est sûr que ça fait du bien d’avoir la confiance de la nouvelle coach. Elle fait confiance à toutes les joueuses. Aujourd’hui, elle m’a aligné. J’essaie de lui montrer qu’elle peut avoir confiance en moi. Après personnellement, ça apporte aussi évidemment de la confiance. On sait qu’on peut apporter un plus à l’équipe. Mais rien n’est acquis, il y a de la concurrence. Donc il faut continuer à travailler et on verra par la suite.

 

Sandrine Soubeyrand est arrivée au Paris FC la semaine dernière. Vous l’avez connu en tant que coach chez les jeunes en équipe de France. Qu’est-ce que cela fait de la retrouver?

Ce n’a rien à voir, ce n’est pas la même Sandrine. Il y a celle qui coachait les U17 et celle avec qui on a eu des entretiens individuels. Comme elle m’a dit, quand elle m’a eu chez les jeunes, j’avais 16 ans. Maintenant j’en ai 20. On est deux adultes désormais. Après c’est sûr que je suis très contente de son arrivée. Ça va être une très bonne coach. Quand je l’avais eu en U17, j’avais bien accroché avec elle.

 

La saison dernière, vous avez été élue meilleure espoir et meilleure joueuse du PFC par les internautes qui suivent le club. Quels sont vos objectifs après une saison comme celle-là ?

Je veux continuer à jouer, à être titulaire et à apporter un plus à l’équipe. Tout simplement.

 

Pour évoquer la sélection, on sait que le poste d’arrière droite n’est pas encore totalement défini en équipe de France A. Est-ce que ça trotte dans un coin de la tête d’Elisa ou pas du tout?

Si aujourd’hui, on joue à haut niveau, c’est qu’on y pense forcément un petit peu. C’est dans un coin de ma tête mais ce n’est pas une obsession, je n’y pense pas tous les jours. Je continue à travailler au quotidien, tous les soirs à l’entraînement, en match. J’apporte ce que je peux à l’équipe et après on verra.

 

Pour finir, quel bilan vous tirez de la Coupe du monde U20 qui a eu lieu cet été, où la France a terminé quatrième?

Ce n’était pas la place que l’on visait au début. On voulait forcément le podium et pourquoi pas le titre. J’ai encore en travers de la gorge la défaite face à l’Espagne (0-1). Quand on perd sur un match comme celui-là où elles ont une action, un but, c’est rageant. Il y avait moyen de faire quelque chose, il y a eu le penalty, on a eu des occasions. On l’a encore un peu en travers mais il faut passer à autre chose. Ce n’était pas notre année et qui sait, ça va peut-être cet été.

 

Et à titre plus personnel Elisa?

Je suis assez satisfaite de ma Coupe du monde. Le coach m’a préféré directement au poste d’arrière droite plutôt que dans l’axe. Mais niveau collectif, ce n’est pas ce qu’on visait.

 

 

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