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Rassemblement à Paris contre le fascisme au Brésil

LusoJornal / Dominique Stoenesco LusoJornal / Dominique Stoenesco LusoJornal / Dominique Stoenesco

Beaucoup de monde ce samedi 20 octobre, Place de la Bataille de Stalingrad, à Paris, pour scander le slogan «Ele não!» (Pas lui) et dire non au fascisme au Brésil. À huit jours du deuxième tour des élections présidentielles au Brésil, les associations Autres Brésils, France Amérique Latine, Les Amis du Mouvement des Sans Terre, Femmes Unies Contre Bolsonaro et la Ligue des Droits de l’Homme, avec le soutien d’une quarantaine d’associations, de syndicats et de partis politiques, ont appelé à la mobilisation «pour faire barrage au fascisme au Brésil, en France, en Europe et ailleurs – peut-on lire dans le manifeste des organisateurs – et constituer un front démocratique».

Rappelons qu’au premier tour, le 7 octobre dernier, le candidat du Parti Social Libéral, Jair Bolsonaro, a obtenu 46% des voix, contre 30% pour le candidat du Parti des Travailleurs, Fernando Haddad. Par ailleurs, ce même jour, le PSL a obtenu 52 sièges de Députés, alors qu’il n’en avait qu’un auparavant.

«Jair Bolsonaro – peut-on encore lire dans le manifeste – est l’homme de tous les dangers: il n’est pas seulement le candidat de l’extrême-droite, il est aussi celui du racisme, de l’homophobie, du machisme et du mépris de classe».

Plusieurs personnalités, responsables politiques et associatifs ont pris la parole au cours de ce rassemblement, parmi lesquels Emmanuel Grégoire, Premier Adjoint à la Mairie de Paris et Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne et Présidente du Groupe d’Amitié France-Brésil au Sénat, qui ont exprimé leurs préoccupations face à la situation actuelle au Brésil et leur solidarité avec les Brésiliens qui s’opposent à l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir.

Sont également intervenus notamment des représentants de la CGT («Il faut battre Bolsonaro dans les urnes et dans la rue, il a un message de haine et de violence, son programme est le néo-libéralisme et la casse des acquis sociaux»), du Mouvement des Sans Terre («Nous les femmes noires, nous sommes doublement victimes de cette société. Nous voulons un monde plus juste. Nous résisterons!»), de France Amérique Latine («Ce qui se passe au Brésil nous concerne aussi. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Les bolsonaristas terrorisent les populations»).

D’autres orateurs, tout en appelant à la mobilisation, ont dénoncé les prises de position nostalgiques du candidat Jair Bolsonaro à l’égard de la dictature militaire.

Les assassinats de Marielle Franco, militante et Conseillère municipale à Rio, le 18 mars, ainsi que celui de Moa do Katendê, Maître de capoeira, engagé dans la lutte anti-raciste, le 7 octobre, à Salvador de Bahia, furent rappelés avant la fin du rassemblement.

 

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