
L’histoire des Communautés portugaises à l’étranger est faite de travail, de résilience et, bien souvent, de voix qui s’élèvent pour demander des améliorations concrètes au quotidien. En revisitant des archives de plus de 200 articles publiés au fil des décennies dans des titres tels que l’Emigrante Mundo Português, O Lusitano et LusoJornal, j’ai retrouvé un texte en particulier qui prouve que l’écriture peut, en effet, susciter le changement.
Une suggestion avec un écho à Lyon
Au milieu des années 90, à travers les pages du journal Emigrante, j’ai lancé une suggestion qui semblait ambitieuse à l’époque : la création d’une présence consulaire à Dijon. L’objectif était simple mais vital : éviter que les Portugais résidant dans la région n’aient à se déplacer systématiquement pour traiter des documents essentiels.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Peu de temps après la publication, j’ai reçu une invitation de l’alors Consul-Général du Portugal à Lyon, qui avait lu l’article, pour une réunion de travail. Là, ce qui n’était que de l’encre sur le papier s’est transformé en dialogue et en plan d’action.
Le résultat : Proximité et efficacité
Aujourd’hui, le bilan de cette initiative est visible et extrêmement positif. Ce qui a commencé comme une proposition dans un article de journal est devenu une réalité consolidée :
Présence régulière : Actuellement, environ dix Permanences consulaires sont organisées chaque année à Dijon.
Soutien à la Communauté : Ces services facilitent l’accès à l’administration publique portugaise pour des centaines d’usagers de Dijon et de ses environs.
Décentralisation : L’initiative a réduit les coûts et les temps de trajet, rapprochant l’État de ses citoyens.
Cet exemple nous rappelle l’importance du mouvement associatif et des médias de la diaspora. Bien souvent, il suffit d’une suggestion argumentée et d’un canal de communication ouvert pour que les institutions répondent aux besoins réels de nos communautés.






