Certes les détresses foisonnent
Et ce glas las toujours qui sonne
Assurément du désespoir
Qui s’insinue dans chaque soir
Nous faudrait-il nous résigner
A la pire fatalité
Celle d’après tout renoncer
A voir le jour ressusciter
De la lumière subsister
De la couleur perdurer
Se laisser fondre dans le gris
Pour y enterrer notre esprit
Le désespoir pour horizon
La cécité comme vision
Ou voulons-nous redessiner
Des arcs-en-ciel ressuscités
Redonner vie à des sourires
Rendre de l’écho à des rires
Plus que jamais croire en l’humain
Qui peut grandir nos lendemains
En les garnissant de nos mains
Unies pour trouver un chemin
Qui dessine alors une issue
Où les détresses s’évacuent
Où fructifie l’humanité
Où renaît la fraternité
Cieux aux lueurs généreuses
Matins aux senteurs savoureuses
Quand la lumière nous rapproche
Lorsque l’obscurité décroche
Quand nous avançons de concert
Pour un avenir solidaire
Où nos enfants ne craindront pas
D’être ensevelis sous des tas
De déchetteries d’égoïsme
De ravages du conformisme
Hors du cynisme quel salut
Si ce n’est le front du refus
D’une société menacée
Par des voracités privées
Il nous faudra leur opposer
Notre goût pour l’égalité
Celle forte des différences
Qui en cimente la conscience
Qui en construit la liberté
Sans qu’elle ne soit jamais figée
Refusons les mauvais augures
Les chantres de cette imposture
Il nous faudra trouver ensemble
Un univers qui nous assemble
A défaut de nous ressembler
Pour du pire nous délivrer
Redonner corps aux jours heureux
Dont chacun rêve dans ses vœux.
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