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Rouges sont les œillets d’avril
Toujours vivants et indociles
La vigilance reste là
L’espoir ne baisse pas les bras
Eriger des murs de partout
Pour fermer chacun dans son trou
Est tout sauf la fatalité
C’est renier l’humanité
Il fut un temps où la prison
Pensait avoir pris possession
De toute lumière du jour
Incarcérée à double tour
Mais le rêve a cette puissance
De donner sens à l’existence
Par le biais du plus beau bouquet
Redonnant vie à ces œillets
Et pourtant la nuit était noire
Des rêves le triste éteignoir
Mais le refus déterminé
A fait qu’enfin ils ont germé
Ressuscitant cette clarté
Que d’aucuns croyaient enterrée
Brisant les chaînes du servage
Où un peuple faisait naufrage
Le songe a certes reflué
L’amer s’en est bien requinqué
Si la pandémie nous isole
L’humain peut jouer un autre rôle
Que de se garder confiné
Dans son casier claquemuré
Il peut nous rappeler combien
Nous avons de trésors communs
Ceux qui sont légués par l’histoire
Ceux qui animent nos mémoires
Quand du plus profond des ténèbres
Dans le décor le plus funèbre
A surgi un nouveau soleil
Dans les œillets d’autres vermeils
Il n’est pas de fatalité
A laquelle il nous faut plier
Lumière des œillets d’avril
Reste à ce jour indélébile
Pedro da Nóbrega







