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Abel Marta est un chanteur franco-portugais. Âgé de 28 ans, il chante dans des cabarets à Paris dont le «Pau Brasil» où il est résident. Cet artiste multifacette s’éclate sur les planches aux cabarets, mais il est également attiré par d’autres projets comme sortir un album ou encore partir en tournée.

Habitué à ses performances aux cabarets, le public a surtout pu le découvrir sur l’émission de divertissement, une téléréalité consacrée au chant et à la composition: «The Voice».

Abel Marta n’a pas remporté l’émission, mais il s’est fait connaître. Au point d’avoir déjà sorti un EP, une avant-première de 4 titres, avant l’album complet.

LusoJornal a pu discuter avec l’artiste qui est overbooké à cause de tous les concerts qu’il a à donner.

 

En ce moment, c’est le ‘rush’ avec les fêtes de fin d’année?

Je suis régulièrement aux cabarets en cette fin d’année, et très souvent, voire presque tout le temps, au ‘Pau Brasil’. Je fais l’animation de la soirée et je chante en ‘live’ avec un orchestre qui m’accompagne. On fait un peu de tout, variété portugaise, française et latine. On fait une première partie pendant le dîner, ensuite il y a un spectacle de danseuses brésiliennes, puis je reprends la main pour faire danser les gens, avant qu’un DJ ne clôture la soirée.

 

Côté répertoire, vous avez des préférences?

J’ai les mains libres pour choisir, donc je fais souvent des reprises de chansons connues. Selon les soirées, je m’adapte au public.

 

Quel est votre rythme de spectacles en ce moment?

Au ‘Pau Brasil’ j’y suis cinq fois par semaine en ce moment. Mais tout dépend des réservations. On va dire que j’y suis quand même souvent. En règle générale, j’ai toujours trois ou quatre dates par semaine.

 

Vous êtes également dans d’autres cabarets en spectacle?

Je suis aussi de temps en temps aux ‘Trois Mailletz’ à Saint Michel, un autre cabaret où je fais un live de 23h à 5h du matin. J’y suis un ou deux soirs par semaine.

 

Pour l’instant, ce sont les cabarets, et la suite?

Je suis en préparation de mon premier album. On avance et je veux aller plus loin. Je veux mon premier album et ensuite faire des concerts.

 

L’album en est où?

On peut dire qu’il est encore en chantier. J’ai sorti un ‘EP’, qui contient quatre titres, et là on prépare l’album complet. On est en cours de préparation, mais on ne sait pas encore combien de titres il y aura. On a les quatre premières chansons réalisées, et maintenant on a déjà avancé sur quatre de plus. La première étape c’était l’EP, qui était un avant-goût de l’album. Je n’avais jamais sorti de disque, donc c’était une grande première. On attend la suite maintenant.

 

Qui a écrit les textes et la musique?

On a une équipe de deux ou trois et on se consulte pour chaque titre. Toutefois le titre «A ma famille» est totalement de moi. On peut dire que c’est un vrai travail d’équipe sur la plupart des titres. Il était disponible en physique mais également sur les plateformes digitales. Je pense que pour exploser encore plus, il faut un album. J’ai eu une exposition médiatique avec le télé-crochet ‘The Voice’ sur TF1, mais ça va vite. Il y a bientôt une nouvelle saison et il ne faut pas que le public vous oublie.

 

«À ma famille» a été la préférée, on peut dire ça?

Oui car cela touche tous les Portugais. Je raconte l’attente pour aller au Portugal. L’année entière qu’on attend pour pouvoir aller passer nos vacances au Portugal et pour revoir les proches. C’est un véritable voyage.

 

Et du coup la famille se trouve plus au Portugal ou en France?

La famille est partagée en deux, j’ai vraiment la moitié sur le sol français, et l’autre moitié sur le sol portugais. Mes grands-parents, à l’époque, sont venus en France puis ils sont repartis, quant à mes parents, ils sont restés en France. D’ailleurs je suis né en France, à Thiais, dans le Val-de-Marne. Mais on peut dire que j’ai grandi dans le département 45, vers Orléans, car on est parti vivre là-bas avec mes parents.

 

Quand vous partez au Portugal, vous allez dans quel coin?

J’allais le plus souvent à Vila Nova de Foz Côa, d’où est originaire mon père, et j’allais également à Sabugal, d’où est ma mère. Je suis plutôt casanier donc je restais dans les terres avec ma famille. Je continue à aller tous les mois d’août. Je refuse même du travail car je veux y être le mois complet. Pour l’instant le Portugal, c’est uniquement pour les vacances. Je fais un concert pendant les fêtes du village, mais je n’ai pas encore de spectacles là-bas.

 

Ce lien pour la musique vous vient de votre famille?

Il vient à 100% de ma famille. Mes deux parents étaient dans la musique. Mon père chantait, jouait de la guitare, et ma mère également. Ils faisaient les bals portugais un peu partout et pas seulement en France, en Suisse ou en Allemagne également. C’est comme ça que j’y ai pris gout. Quand j’étais petit je me suis mis à la batterie et aux percussions. Ensuite j’ai commencé la guitare vers 16 ans. On va dire que le chant est venu plus tard, et je ne me voyais pas devenir chanteur.

 

Vous commencez à chanter à quel moment réellement?

Quand j’étais petit, je chantais un peu, mais j’ai surtout commencé vers 17 ans. Au début je faisais des imitations, et j’adorais imiter Elvis, j’en suis fan. Elvis a été le déclic et puis je me suis dit que je pouvais faire plus. J’ai donc chanté également des chansons brésiliennes. C’est à partir de ce moment-là que ma famille me demandait tout le temps de chanter.

 

Et vous revenez quand à Paris dans tout cela?

Je revenais souvent pour voir mes grands-parents qui étaient restés dans le Val-de-Marne, puis je suis revenu définitivement il y a 6 ans, quand j’ai commencé à travailler dans les cabarets.

 

En parallèle des cabarets, il y a eu ‘The Voice’…

On va dire que j’avais déjà 5-6 ans de scène, mais je savais que ‘The Voice’ ce n’était pas pareil que les cabarets. Chaque année je connaissais quelqu’un qui le faisait, mais je me disais que la télé et un jury, c’était compliqué. On est venu me chercher et j’ai décidé de passer le casting.

 

Ce sont les équipes de TF1 qui sont venues vous chercher?

J’étais dans un cabaret, j’ai chanté, et une personne de TF1 était dans le public. Elle est venue me voir et ça a débuté comme ça.

 

Quel était le sentiment à ‘The Voice’?

J’étais surtout très stressé car je savais que j’allais passer à la télévision, devant des millions de personnes. C’est tout autre chose. C’est une autre sensation par rapport aux cabarets. Mais c’est sympa, je ne regrette pas de l’avoir fait, je suis heureux d’y avoir participé. Je dois quand même reconnaitre que quand on arrive sur scène, c’est impressionnant. On a envie de les faire se retourner, car tout le monde peut y arriver, mais ça dépend de tellement de choses. Le stress est là, la voix doit être juste malgré le stress, et le choix musical est aussi important.

 

Et là, le jury se retourne…

C’était une sensation incroyable. On n’y croit pas et en même temps on doit finir la chanson. Il fallait rester concentré, et en même temps je me disais ‘ça y est, je suis dans l’aventure’. Quant à mon parcours, je peux dire que je suis content de ce que j’ai fait. J’ai réussi mes prestations, et ensuite le choix, bah c’est le jeu. On n’est pas maître de ça.

 

Abel Marta, on peut le définir comment?

On peut dire que j’aime la musique. En ce moment mon style serait plus ‘latino’, mais je ne me ferme pas de portes. J’aime surtout chanter et faire danser les gens. Je suis multifonctions car je chante en plein de langues: portugais, espagnol, français, italien… Mais je vous l’annonce, mon album sera latino. Il devrait sortir avant les vacances d’été, vers mai. Je vous invite à écouter déjà mon EP, et ensuite très bientôt il y aura l’album.

 

 

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