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Voici trois ans, une première soirée d’hommage à Amália Rodrigues avait eu lieu à l’Olympia, obtenant un vif succès. Les productions Dyam ont repris ce spectacle, qui tourne dans toute l’Europe et fera escale au Trianon, à Paris, le 6 octobre prochain.

Nous y retrouverons deux des artistes qui participèrent à la soirée de 2016: Joana Amendoeira (sur la photo) et Duarte. La première est reconnue, à juste titre, comme l’une des meilleures fadistes d’aujourd’hui, attachée aux formes traditionnelles du fado tout en étant sensible à de nouvelles expériences. Son talent s’est exprimé dans des concerts sur tous les continents et dans les meilleures maisons de fado de Lisboa. Duarte, quand à lui, a depuis cinq ans parcouru fréquemment les routes de France, s’y produisant un peu partout. Parolier de talent, il défend, y compris dans ses poèmes, l’authenticité du fado contre sa vulgarisation touristique, et n’oublie jamais de rappeler musicalement son Alentejo natal. Quand il ne parcourt pas la planète, il est depuis quelques années à l’affiche du Senhor Vinho, la meilleure maison de fado à Lisboa. Autre figure de la scène fadiste lisboète, Teresa Tapadas, qui est passée dans sa jeunesse par les chorales et les ‘ranchos folclóricos’ de l’Alentejo de son enfance. Elle est devenue, elle aussi, une grande voyageuse internationale, avec un répertoire où figurent fados, marchas et quelques souvenirs des airs folkloriques de ses débuts. Le tout servi avec aisance par une voix d’une belle fluidité.

Il y a trois ans, l’hommage à Amália, rare événement, avait permis à une artiste «d’ici» (Cláudia Costa, auréolée de sa convaincante participation à l’émission télévisée The Voice) de côtoyer sur scène les vedettes venues de Lisboa, ce qui est très peu fréquent.

Ce sera encore le cas pour deux jeunes fadistes établies en France. Mónica Cunha, arrivée à Paris voici une petite décennie comme étudiante et maintenant professeure à l’Institut Camões et doctorante en Sorbonne, fait autorité dans le milieu fadiste parisien. Tereza Carvalho, francilienne depuis trois ans y est également très présente, dans un répertoire basé sur les fados illustrés par Amália Rodrigues. Ce qui tombe bien.

Autre innovation lors de la soirée de l’Olympia, la participation à la soirée d’une jeune chanteuse venue d’Israël et d’une légende de la chanson portugaise, Simone de Oliveira. Cette fois, ce sont deux chanteuses très connues sur la scène française en dehors du milieu du fado, Linda de Suza et Lio, qui ont bien voulu être de la partie. Car Amália, c’est le fado, bien sur, mais pas que.

Nous ne savons pas encore quels seront les musiciens qui accompagneront tout ce beau monde. Si ce sont les mêmes (Custódio Castelo, Jorge Fernando et Carlos Menezes), nous aurons le haut du panier des musiciens de fado. Si ce sont d’autres, nous avons d’ores et déjà la garantie que la qualité sera au rendez-vous, car le haut du panier des guitaristes de fado est riche de talents parmi lesquels les productions Dyam savent puiser.

Pour fêter ses quinze années d’existence, LusoJornal, votre journal préféré (et le mien aussi puisque j’y écris) a choisi d’être partenaire de cette soirée Cantar Amália. Chers lecteurs, venez nombreux, car ce sera une belle soirée.

 

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