Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.
Donativos LusoJornal

 

La soirée électorale de dimanche a été longue, avec du suspense jusqu’au bout et une surprise appelée Carlos Moedas, l’ancien Commissaire européen, dans la capitale du pays, Lisboa, qui a éclipsé la victoire du PS au niveau national.

Ce n’est que vers 2h00 que le dénouement s’est révélé, lorsque le socialiste Fernando Medina (PS et Livre) a pris la défaite dans une salle où était également l’ancien Maire de Lisboa et Secrétaire général du PS, António Costa (également Premier Ministre du Portugal), qui, quelques minutes auparavant, dans le siège du parti, Largo do Rato, a revendiqué la victoire nationale des socialistes avec 150 «Concelhos».

Le PS s’est imposé pour la troisième fois consécutive dans les Conseils municipaux, mais en deçà du résultat de 2017, a souligné António Costa, qui a tenté de dévaloriser la défaite dans la capitale, estimant que «le pays n’est pas Lisboa».

L’ambiance froide au siège du PS et de la campagne de Fernando Médine, contrastait avec la joie avec laquelle l’ancien Commissaire européen du PSD, qui gouvernera, en minorité, la Mairie de Lisboa.

Dans le discours de victoire, Carlos Moedas – qui a vécu et travaillé en France et qui est mariée à une française – a affirmé avoir gagné «contre tout et contre tout le monde», car «la démocratie n’a pas de propriétaire».

A ses côtés, pendant la fête, se trouvaient les dirigeants des deux principaux partis qui le soutenaient, Rui Rio du PSD et Francisco Rodrigues dos Santos du CDS-PP. Les deux ont revendiqué de bons résultats le soir des élections.

Dans une ambiance festive, Rui Rio a reconnu qu’il s’agissait d’un «excellent résultat» et que le parti est dans «de meilleures conditions» pour remporter les prochaines Législatives, mais sans vouloir confirmer s’il sera de nouveau candidat à la tête de Sociaux-démocrates.

Il faut souligner aussi la défaite du PS à Coimbra, pour une alliance PSD à droite dirigée par José Manuel Silva, et à Figueira da Foz, récupérée par l’ancien Maire de la ville, Pedro Santana Lopes, ancien Premier Ministre.

A gauche, la CDU, coalition dirigée par le Parti Communiste (PCP), n’a pas réussi à conquérir Almada, le «concelho» est devenu socialiste en 2017 et continuera de l’être car la Maire sortante, Inês de Medeiros, a été réélue.

Les résultats définitifs ont dicté d’autres pertes des Communistes, comme Mora, Montemor-o-Novo, Alvito et Loures au profit du PS, ainsi que Vila Viçosa. Jerónimo de Sousa, Secrétaire général du PCP, a estimé que les résultats étaient «au-delà des objectifs affichés» et que la CDU avait «beaucoup à évaluer».

Le Bloco de Esquerda (Bloc de gauche, BE), n’a toujours pas de Maire, mais, vers 05h00, l’élection d’un Maire Adjoint à Lisboa et d’un autre à Porto a été confirmée.

A Porto, l’indépendant Rui Moreira a été réélu, mais a perdu la majorité absolue, lors d’élections où le PS et le PSD étaient très éloignés de l’actuel Maire.

Le parti d’extrême-droite Chega a réussi à avoir 19 élus, mais est très, très, loin de l’objectif d’être la troisième force politique du pays.

Dans les illes, le PSD est majoritaire à Madeira et le PS aux Açores.

Plus de 9,3 millions d’électeurs ont pu voter dimanche, dans des auxquelles se sont présentés plus d’une vingtaine de partis et plus de 60 groupes indépendants de citoyens.

L’abstention est restée élevée – 46,3%, au dépouillement de 99,5% des voix.

 

Política

 

X