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Venu à Paris poussé par la crise économique sévère que connaissait le Portugal il y a six ans, Nuno Estevens est reparti au Portugal au début de ce mois. Il y entame avec Carolina, rencontrée depuis, et leur petit Artur, né ici voici quelques mois, un nouveau chapitre de sa vie, installés dans leur nouvel appartement de la Mouraria, le berceau du fado.

Une bonne nouvelle pour le fado lisboète, et une grosse perte pour le fado parisien. Pour Nuno Estevens, la saudade de Lisboa l’a emporté sur celle qu’il manifestait aussi pour Paris dans les derniers mois de son séjour ici.

C’est que Nuno Estevens aura marqué durablement, au cours de ces six années, la vie du fado dans notre pays. Par sa présence sur la scène fadiste d’abord: les derniers mois du fado au restaurant l’Arganier, tenant la viola aux côtés de la guitarra de Manuel Corgas et de voix de Sousa Santos.

Toujours à la viola lors des nuits fadistes animées du regretté Lusofolies de João Heitor et pendant cinq années lors des nuits déjantées du Coin du fado, aux côtés de la guitarra de Filipe de Sousa. Filipe qui sera son partenaire musical le plus fréquent, dans les apéros-fado de la Chapelle des Lombards, dans les spectacles Sud Express, et lors des soirées fado du Portologia dont il fut, aux côtés du patron du lieu, Julien dos Santos, le grand ordonnateur. Et bien d’autres soirées encore. Partout, son inventivité rythmique, son ouverture à la nouveauté et sa gentillesse naturelles ont été reconnues.

Plus encore, Nuno Estevens fut dès le début dans l’aventure couronnée de succès de l’Académie de fado, où il enseigna la viola jusqu’en juin dernier, où il enseigna tant à des enfants qu’à des adultes. Deux de ceux qui bénéficièrent de son enseignement ou de ses conseils commencent d’ailleurs à apparaître dans les elencos des soirées de fado, João Filipe et le français Dominique Oguic.

Toujours disponible pour qui souhaitait des conseils ou des répétitions, Nuno Estevens a accompagné de près l’arrivée et l’ascension de jeunes interprètes, notamment la française (bilingue) Lizzie et Tânia Caetano, deux des plus prometteuses fadistes de la nouvelle génération en France.

C’est d’ailleurs avec Filipe de Sousa et Lizzie que nous retrouverons, brièvement, Nuno Estevens, pour le lancement du CD de leur projet commun, Fado Clandestino, lors de deux concerts, le 28 septembre, au Théâtre Comédie Nation, à Paris, et le 29 lors de la journée consacrée au Portugal lors du Festival des Langues, à Avon (77).

Une revoyure qui en présage d’autres? Nous l’espérons évidemment, tant nous manque à la fois le musicien et l’ami. En attendant, tous nos souhaits de succès et de bonheurs lisboètes à Nuno, Carolina et Artur!

 

 

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