Du 12 au 19 novembre, les Carrefours de la Lusophonie réuniront à Clermont-Ferrand, puis à Paris, des écrivains du Brésil, du Portugal et d’Angola. Organisés par le Département d’études portugaises et brésiliennes de l’Université Clermont-Auvergne, avec le soutien de la Ville de Clermont-Ferrand et de partenaires internationaux, les Carrefours de la Lusophonie mettent à l’honneur les cultures et les littératures des pays de langue portugaise et invitent le public à découvrir d’autres regards sur le monde contemporain, à travers des rencontres littéraires, des débats, des conférences et une exposition photographique.
L’édition 2026 s’articule autour du thème «Littérature, savoirs et futurs possibles». Elle prend comme source d’inspiration le 70ème anniversaire de la publication du chef-d’œuvre «Grande sertão: veredas», de l’écrivain brésilien João Guimarães Rosa. Les discussions porteront notamment sur les silences de l’histoire et la mémoire coloniale, les savoirs autochtones, l’état des démocraties sous tension, la traduction et les métiers du livre dans l’espace lusophone.
Lilia Schwarcz, Antônio Carlos Secchin, João Almino, Ana Maria Gonçalves et Godofredo de Oliveira Neto (Brésil), Valério Romão (Portugal) et João Melo (Angola) seront les écrivains invités.
Après la journée du 12 novembre, qui proposera une table ronde en présence des auteurs de la bande dessinée intitulée «Sertão: en quête d’agroécologie au Brésil» et après celle du 13 novembre, consacrée à un séminaire intitulé «À l’épreuve des futurs: savoirs autochtones et sciences de la durabilité», réservées aux étudiants et aux chercheurs, les Carrefours de la Lusophonie se poursuivront en accès libre à tout public.
Le lundi 16 novembre après-midi, à l’Hôtel de Ville de Clermont-Ferrand, Mathias Bernard, Président de l’Université Clermont-Auvergne, procédera à la cérémonie d’ouverture, qui sera marquée par la signature des accords associant l’Université Clermont-Auvergne à l’Académie Brésilienne des Lettres et à l’Académie Angolaise des Lettres. La conférence inaugurale, intitulée «Diadorim: une allégorie du Brésil», de Lilia Schwarcz, sera suivie de l’inauguration de l’exposition photographique de Fred Jordão, «Chemins d’un nouveau Sertão». Clôtureront la journée deux tables rondes: «Un monde qui nous échappe: ce que voit la littérature», avec Valério Romão, Antônio Carlos Secchin et João Melo, puis «Ce que nous pouvons devenir: les mondes qu’invente la littérature», avec João Almino, Godofredo de Oliveira Neto et Ana Maria Gonçalves.
La journée du 17 novembre débutera le matin par un café avec la presse, les invités et les média, à la Maison des Sciences Humaines de Clermont-Ferrand et se poursuivra par une rencontre autour du thème «Sertão et Amazonie: terres vécues, terres imaginées». L’après-midi se déroulera au KAP Learning Centre, sous la forme d’un dialogue entre l’écrivaine brésilienne Ana Maria Gonçalves et la journaliste de RFI, Adriana Brandão, ayant pour titre «Écrire l’histoire depuis ses silences». Des lectures du roman «Um defeito de cor», d’Ana Maria Gonçalves, auront lieu. Ce même jour, en début de soirée, à la librairie Les Volcans, Olivier Perrot, journaliste et directeur du média web 7 Jours à Clermont s’entretiendra avec les écrivains Valério Romão et João Almino.
Un conférence sur «La dramaturgie du corps et la performance noire de la capoeira Angola», une table ronde proposée par l’Association Internationale des Lusodescendants et une autre sur «L’employabilité dans le monde lusophone» seront au menu de la matinée du 18 novembre. Par ailleurs, des ateliers d’écriture et de capoeira, réservés aux étudiants, sont prévus l’après-midi. Toutes les activités de cette journée auront lieu à la Maison des Sciences Humaines de Clermont-Ferrand.
Le 19 novembre, les Carrefours de la Lusophonie se prolongeront à Paris, à la Bibliothèque Gulbenkian – Maison du Portugal André de Gouveia dans la Cité Internationale Universitaire de Paris -, pour une journée consacrée aux littératures lusophones, aux débats contemporains et à la traduction.
Après l’ouverture de la journée par Teresa Castro, Directrice de la Fondation Calouste Gulbenkian de Paris, deux tables rondes seront proposées le matin: «Littératures lusophones: nouveaux objets, nouveaux regards», avec Ana Carolina Nery Albino (Université Clermont-Auvergne), Natasha Belfort Palmeira (Sorbonne Université) et Tabita Nunes (Sorbonne Nouvelle) et «Démocraties sous tension: désinformation et extrêmes droites», avec Thaís Pinheiro Corrêa (Université Clermont-Auvergne) et Thomás Zicman de Barros (Sciences Po).
L’après-midi on abordera le thème des études lusophones en France, en posant précisément la question: «Quel avenir pour les études lusophones en France? Innovation pédagogique, attractivité et nouveaux publics», avec Daniel Rodrigues (Université Clermont-Auvergne), Ernestine Carreira (Aix-Marseille Université) et Gonçalo Cordeiro (Université Paris Nanterre). Puis la journée s’achèvera par une rencontre-lecture intitulée «Dans l’atelier du traducteur: Grande Sertão aujourd’hui», avec Mathieu Dosse, traducteur, en dialogue avec Saulo Neiva (Université Clermont-Auvergne).
Cheville-ouvrière de cette manifestation littéraire et culturelle, Saulo Neiva, professeur à l’Université Clermont-Auvergne, clôturera les Carrefours de la Lusophonie 2026, qui a pu compter avec le soutien et la participation de l’Académie Brésilienne des Lettres, de l’Académie Angolaise des Lettres, de l’Institut Guimarães Rosa, de l’Institut Camões, de la Fondation Calouste Gulbenkian, de la Ville de Clermont-Ferrand, de la librairie Les Volcans, de RFI et du LusoJornal.







