L’émigré
Je viens d’un joli pays
Une valise à la main
Imprégné de mélancolie
Je cherche mon destin.
Je resterai son fruit
D’ailleurs j’ai son teint
Le soleil m’a bruni
Et je lui donne la main.
Je me suis arrêté ici
Espérant avoir du pain
Et le temps s’enfuit
J’en perds mon latin.
Il me reste la nostalgie
Et une bouteille de vin
J’ai les cheveux gris
Mais je reste un saint.







