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Shana Mendes, Miss Nord-Pas-de-Calais: une ambassadrice de la double identité franco-portugaise

C’est dans une ambiance placée sous le signe de l’amitié franco-portugaise que LusoJornal a rencontré Miss Nord-Pas-de-Calais, Shana Mendes, quelques jours seulement après son élection. Invitée à l’occasion de la Grande Fête de l’Amitié franco-portugaise, organisée à Lille au siège de région ce 5 octobre, la jeune femme était particulièrement à l’aise au sein d’une Communauté qu’elle connaît bien.

Binationale, elle entretient depuis toujours un lien étroit avec le Portugal, où elle retrouve chaque été sa famille. Alors qu’elle se prépare désormais pour la grande aventure de Miss France, Shana Mendes assume pleinement cette double appartenance et souhaite également renouer davantage avec la langue et la culture de ses origines.

Dans cet entretien, elle revient sur les coulisses de sa préparation, ses études, son apprentissage du portugais, mais surtout sur cette identité franco-portugaise qu’elle considère comme une véritable richesse.

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Cette fête au siège de la Région des Hauts de France c’est l’une de vos premières sorties officielles depuis votre élection?

Oui, tout à fait. C’est effectivement l’une de mes premières sorties depuis mon élection.

Comment vous sentez-vous dans ce milieu portugais? Est-ce un univers que vous connaissez bien?

Oui, complètement. J’ai la double nationalité et je retourne au Portugal tous les étés pour retrouver toute ma famille du côté de mon père. J’ai la chance de pouvoir y retourner chaque année. C’est donc un milieu que je fréquente beaucoup et que je connais bien.

Vous êtes déjà dans la préparation de ce qui vous attend au mois de décembre, avec l’élection de Miss France?

Tout à fait. J’ai déjà été très bien préparée par le Comité Miss Nord-Pas-de-Calais tout au long de cette aventure. J’ai commencé en avril et j’ai donc eu beaucoup de temps pour me préparer. J’ai vraiment beaucoup de chance. Il reste encore quelques détails à régler avant de partir à l’aventure Miss France, mais tout va bien se passer.

Cette aventure vous oblige-t-elle à mettre vos études entre parenthèses?

C’est vrai que c’est compliqué d’associer les études et Miss France, surtout lorsqu’on passe au niveau national, car cela demande énormément de temps. Je vais donc mettre mes études en pause jusqu’au mois de décembre, ensuite, nous verrons ce qui se passera avec Miss France, si je reviens dans le Nord, je reprendrai normalement mes études.

Vous avez expliqué que, derrière une élection comme celle-ci, il y avait énormément de travail. En quoi consiste cette préparation?

Il y a énormément de préparation mentale et physique, beaucoup plus que ce que l’on peut imaginer. Ce n’est pas simplement être jolie sur un podium, sinon ce serait trop simple! Il y a beaucoup de travail autour de la prise de parole, qui n’est jamais un exercice facile. À Miss Nord-Pas-de-Calais, nous avons eu la chance d’avoir un très beau public, avec près de 5.000 personnes. Il faut apprendre à s’exprimer devant autant de monde, et ce n’est pas toujours évident. Il y a aussi une préparation mentale importante, ainsi que des tests de culture générale qu’il faut réviser. Il y a vraiment beaucoup de travail derrière cette aventure.

Vous êtes également en train d’apprendre la langue de vos origines?

Oui, je fais actuellement une Licence de langues anglais-portugais, justement pour apprendre le portugais. C’est quelque chose qui me manquait. Mon père parle couramment portugais et c’est vraiment dommage que, de mon côté, je ne parle pas encore la langue. Je compte donc apprendre le portugais pour pouvoir, par la suite, éventuellement faire mes études au Portugal et renouer encore davantage avec mes racines.

Vous êtes aujourd’hui Miss Nord-Pas-de-Calais, vous représentez donc une région française, qu’y a-t-il de portugais en vous?

Beaucoup de choses! Mes origines font partie de ma nature et le Portugal fait partie de moi. Je viens, entre guillemets, de là-bas, même si je suis née en France. J’y passe énormément de temps et, comme je vous l’ai dit, mon père est entièrement portugais, puisqu’il est né au Portugal. C’est donc une grande partie de mon identité et une grande fierté pour moi d’avoir cette double identité. On ne doit pas choisir entre les deux. Je ne dois pas choisir si je suis française ou portugaise, aujourd’hui, je suis les deux, et c’est pour moi une grande richesse.

Ici, auprès de la Communauté portugaise, vous êtes déjà, d’une certaine façon, en campagne pour Miss France?

Oui, bien sûr! Je le dis partout: il faut voter! Il faut voter le 12 décembre, c’est très important.

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À quelques semaines de l’élection de Miss France, l’aventure ne fait que commencer pour Miss Nord-Pas-de-Calais. Entre préparation physique et mentale, prise de parole, études et apprentissage du portugais, la jeune femme entend profiter pleinement de cette expérience.

Mais au-delà du concours, c’est aussi une histoire de transmission et d’identité qu’elle souhaite porter. Fière de ses origines portugaises tout autant que de son parcours en France, elle refuse de choisir entre ses deux cultures.

«Je ne dois pas choisir si je suis française ou portugaise. Aujourd’hui, je suis les deux, et c’est une grande richesse», résume-t-elle.

Un message qui prend tout son sens dans le cadre de la Grande Fête de l’amitié franco-portugaise, où les deux cultures se sont rencontrées et célébrées, et peut-être aussi une belle manière, pour la future candidate à Miss France, de porter avec elle, jusqu’au mois de décembre, une part de ses racines portugaises.

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