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Cédric da Silva, athlète franco-portugais de 24 ans, a disputé le Championnat de deuxième division de volley-ball en France avec l’équipe de Nancy. Toutefois cette saison 2020/2021 s’est terminée lors des demi-finales du play-off de la LMB avec une double défaite face au Plessis-Robinson, 1-3 et 3-1 lors des deux matchs.

Cédric da Silva, né dans la région d’Orléans, puis passé par Saint-Brieuc et Orange Nassau, représente depuis 2018 le Grand Nancy Volley-Ball.

En interview au LusoJornal, ce jeune athlète, né de parents portugais, revendique son appartenance lusitanienne, mais également française, lui qui espère représenter la «Seleção».

Ce rêve peut être en passe de se réaliser car Cédric da Silva va intégrer l’effectif d’un club de première division française et sera donc plus visible pour le Portugal, lui qui a révélé, lors de sa présentation à la Ligue Nationale de Volley-Ball, que son sportif préféré était Cristiano Ronaldo et que l’événement sportif qui l’a marqué a été la victoire du Portugal lors de la Coupe d’Europe de football en 2016.

 

Quel bilan peut-on faire de cette saison qui se termine sur une défaite en demi-finale des play-offs?

Dans sa globalité, on peut dire que c’était une saison particulière car il n’y avait pas de supporters. La saison dernière, on avait fait une bonne saison, mais cette année, on a été en demi-teinte toute la saison. En plus, on n’a pas été épargné par les blessures. Ce n’était vraiment pas une saison facile.

 

Est-ce une déception de finir aux portes de la finale?

Evidemment, c’est même une grosse déception. On a vraiment un club qui travaille énormément pour nous. Un Président et un manager qui ont fait beaucoup pour nous tout au long de la saison. Si on avait des problèmes, ils étaient là pour nous et ils ont fait beaucoup de sacrifices pour nous. Je suis très déçu surtout pour eux, avec tout l’investissement qu’ils ont fait. C’est vraiment une déception.

 

Et au niveau personnel, cette saison?

Je ne suis pas hyper satisfait de ma saison. Je pense que j’ai mieux joué la saison dernière, comme un peu toute l’équipe si on regarde ce qu’il s’est passé sur le terrain. En plus, on n’a pas énormément changé l’équipe par rapport à la saison dernière. Moi, de mon côté, j’ai attrapé la Covid, puis j’ai eu une déchirure qui m’a éloigné des terrains pendant 6 semaines et cela juste avant les play-offs. C’était une saison assez compliquée pour moi.

 

Comment vous avez vécu ce moment avec la Covid-19?

Personnellement, je n’ai pas eu trop de problèmes avec la Covid. J’étais très fatigué et j’ai eu une grosse migraine, mais je n’ai pas de complications très, très graves.

 

La situation était compliquée dans l’Est, comment l’avez-vous vécue?

Franchement, je trouve que ce n’est pas une situation facile à vivre. En plus, à Nancy, à chaque match, on faisait salle comble et il y avait une très, très bonne ambiance. Ça me manque énormément. On aurait joué beaucoup mieux si on avait pu avoir notre public avec nous.

 

Comment vous vous êtes dirigé vers le volley-ball?

Cette passion s’est révélée avec une professeure d’école. J’ai deux grandes sœurs et elles ont rencontré cette professeure qui jouait dans un club pas loin de chez moi. Moi, à la base j’ai joué 9 ans au football. J’allais de temps en temps les voir jouer. Je tapais de temps en temps dans le ballon et l’entraîneur m’a dit que je me débrouillais pas mal pour un mec qui ne joue pas au volley. Et c’est ainsi que j’ai commencé à jouer au volley.

 

A quel moment on décide d’abandonner le football et d’aller vers le volley-ball?

Au moment où on doit choisir entre être à l’intérieur au chaud et être à l’extérieur sous la pluie. J’ai vite fait mon choix (rires). C’est là où j’ai fait mon choix (rires) et j’ai décidé de pratiquer le volley-ball.

 

Et à quel moment on se dit qu’on peut en vivre?

Au début, ce n’était pas mon souhait. C’est venu à moi. On va dire que j’ai rencontré les bonnes personnes et elles m’ont beaucoup aidé, elles m’ont beaucoup poussé. Ces personnes ont cru en moi et j’en suis là aujourd’hui, un peu par chance, car je n’ai pas suivi un cursus normal par rapport aux autres athlètes. Je n’ai pas fait de pôle espoir, pas de pôle France, je suis arrivé directement au sein d’un Centre de formation à Saint Brieuc, à l’âge de 17 ans. J’ai réussi à faire mon petit bout de chemin jusqu’à en arriver là maintenant.

 

Quel est votre relation avec le Portugal?

Normalement j’y vais tous les ans, ou j’essaye d’y aller tous les ans, pendant trois semaines durant l’été. Mes grands-parents y vont tout le temps, j’ai également ma copine qui est portugaise et ses grands-parents habitent là-bas. On y va souvent et j’essaye d’y aller tous les étés si je peux.

 

Vous deux parents sont donc portugais?

Mon père est né au Portugal, à Porto, tandis que ma mère est née à Vila Real.

 

La Sélection portugaise est une possibilité?

Pourquoi pas? Moi, je ne suis pas contre. Ça serait un moyen de prendre pas mal d’expérience, mais après, il faut savoir que je n’ai jamais été en contact avec eux pour l’instant. Mais si jamais ils me contactent, je serai ravi, si c’est possible.

 

Mais entre la Sélection française et la portugaise, le cœur balance?

Moi j’ai toujours été pour le Portugal, que ce soit au football ou dans tous les autres sports. Mais évidemment j’aime beaucoup la France quand-même.

 

Donc le choix serait simple? Le Portugal?

Si je regarde qui je suis et si je suis lucide, j’aurais plus de chances de jouer avec le Portugal qu’avec la France. Mon choix serait ainsi fait.

 

Le Portugal peut être une grande Nation du volley-ball?

Moi, je suis plutôt surpris des résultats que le Portugal arrive à obtenir. Et puis il y a de plus en plus de portugais qui sortent du Portugal pour jouer dans de grands Championnats comme, par exemple, Miguel Tavares. J’ai joué contre lui quand j’étais à Orange et je peux dire que j’appréciais beaucoup son jeu. La Sélection portugaise évolue, et c’est très bien.

 

En tant que passeur, Nuno Pinheiro est un exemple, lui qui a remporté beaucoup de titres en France?

C’était évident un exemple. Moi, je suis originaire de la région d’Orléans et lui, il jouait à Tours. Quand j’étais petit, j’allais le voir jouer à Tours, c’était à 1h30 de chez moi, donc je l’ai souvent vu jouer et j’aimais beaucoup.

 

Et comment on devient passeur?

Pourquoi suis-je devenu passeur? A un moment, on m’a dit: Cédric, tu n’es pas hyper physique, tu ne fais pas 2 mètres, donc tu ne peux pas être ni central, ni pointu, et si tu veux jouer à haut niveau, il faut que tu sois passeur. Du coup, je suis devenu passeur et j’ai énormément travaillé.

 

Que peut-on espérer pour la saison prochaine?

Après trois saisons à Nancy, je vais quitter le club. Je ne peux pas encore dire où je vais, mais je vais jouer dans un club de la première division française.

 

Alors, vous allez attirer l’attention de la Sélection portugaise?

On va gagner en visibilité. J’espère arriver à bien progresser et à prendre du temps de jeu pour qu’on puisse me voir, on ne sait jamais.

 

 

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