Festival Littéraire: Trois questions à Deise Ramos, Présidente de l’Union européenne des écrivains de langue portugaise (UEELP)


L’Union européenne des écrivains de langue portugaise (UEELP) organisera, le 14 novembre, la troisième édition de son Festival littéraire à la Bibliothèque Gulbenkian et à la Maison du Portugal André de Gouveia, au sein de la Cité internationale universitaire de Paris. En accès libre, l’événement réunira une trentaine d’auteurs lusophones venus de plusieurs pays européens et du Brésil, ainsi que des éditeurs et des professionnels du monde du livre.

Le festival a pour ambition de donner davantage de visibilité aux auteurs de langue portugaise en Europe, en favorisant le dialogue entre les différentes communautés lusophones et en mettant en valeur la création littéraire contemporaine.

Tout au long de la journée, le programme proposera plusieurs tables rondes consacrées à l’expérience de l’écriture dans la diaspora et à la poésie, avec la participation d’écrivains, de poètes et de chercheurs de différentes origines. Le public pourra également rencontrer les auteurs présents et découvrir des ouvrages publiés en portugais et en français. Des expositions, un atelier de création artisanale autour du livre ainsi que des activités destinées au jeune public seront également proposés. Le festival s’achèvera par un hommage à l’écrivain brésilien Machado de Assis, dont l’œuvre sera mise à l’honneur à travers des lectures théâtralisées interprétées par l’actrice Gabriella Scheer.

La Présidente de l’UEELP, Deise Ramos, répond à quelques questions à propos de cette nouvelle édition du Festival.

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Quelle est l’importance de cette nouvelle édition du Festival lusophone en France?

À mon avis, cette troisième édition revêt une importance particulière, car elle témoigne de la continuité et du renforcement de notre engagement en faveur de la diffusion et du rayonnement de la langue et des cultures lusophones en Europe. L’UEELP reste profondément attachée à la place qu’occupe la langue portugaise et à la nécessité de la faire connaître, de la valoriser et de lui donner toute la visibilité qu’elle mérite. De nombreux auteurs ont besoin de ce type d’espace et d’opportunités pour faire découvrir leurs œuvres, partager leurs idées et faire entendre leur voix. Il est essentiel de leur offrir un lieu de rencontre, de visibilité et d’expression. Nous sommes pleinement conscientes de ce que signifie faire entendre sa voix et franchir les frontières, qu’elles soient géographiques, culturelles ou symboliques. Sur ce chemin, nous rencontrons parfois de nombreux obstacles, mais nous restons déterminées et persévérantes. Il existe une véritable forme de résistance dans nos actions, dans notre engagement et dans notre volonté de continuer à faire vivre et rayonner la langue et les cultures lusophones. C’est pourquoi le Festival lusophone joue un rôle si important: il permet de donner une présence concrète à la création lusophone, de favoriser les échanges entre les cultures et de faire vivre la langue portugaise au-delà de ses frontières. Être présentes, prendre la parole et continuer à créer, c’est aussi une manière de résister.

Que retenez-vous de cette troisième édition du Festival?

Pour ma part, et au nom de l’ensemble des membres du bureau de l’association, composé de quatre personnes, je dirais que nous avons été agréablement surprises par le très vif intérêt manifesté par de nombreux auteurs pour cette édition du Festival. Nous ne nous attendions pas à recevoir autant de propositions ni à susciter autant d’intérêt. Cela nous a profondément touchées et nous en sommes extrêmement heureuses! Nous espérons également que cet intérêt pourra se traduire par un engagement accru de certaines institutions présentes à Paris, notamment les universités, ainsi que d’autres organismes et acteurs du monde lusophone. Nous souhaitons vivement que cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles collaborations et à des partenariats qui permettront de donner encore davantage de visibilité à la langue et aux cultures lusophones.

Quelles sont vos attentes concernant le public?

Avant de répondre, je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui contribuent à faire vivre l’UEELP et à donner toute sa dimension à ce Festival. Je souhaite saluer tout particulièrement le travail de notre Directrice de la communication, l’écrivaine Fernanda Bittar, ainsi que celui de l’ensemble des membres du bureau, notamment notre Vice-Président, Marco Guimarães, et notre Trésorière, tous deux écrivains distingués, entre autres, par le prix Jabuti. Je suis heureuse de pouvoir compter sur une équipe aussi engagée et passionnée. Je tiens également à rendre hommage à Mazé Torquato Chotil, à l’origine de l’UEELP, dont la passion pour la langue portugaise et les cultures lusophones continue de nous inspirer, ainsi qu’au LusoJornal pour son précieux soutien. Un grand merci également à notre comédienne Gabriella Scheer, qui prêtera sa voix aux textes de Machado de Assis, notre auteur mis à l’honneur cette année, ainsi qu’à la Bibliothèque Gulbenkian et à la Maison du Portugal pour leur précieux soutien et leur accueil. Quant à nos attentes, nous espérons accueillir un public curieux et désireux de découvrir la richesse de la langue portugaise, de rencontrer ses écrivains et de découvrir les maisons d’édition qui font vivre la création littéraire lusophone. Nous souhaitons avant tout que le Festival soit un espace de rencontres, de découvertes et de partage, ouvert à la diversité des voix et des cultures lusophones. Je souhaite à toutes et à tous une excellente journée au Festival. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, avec engagement, respect et sincérité, et espérons partager avec le public la joie de cette belle célébration de la lusophonie.

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