La Fleur Portugaise de Soissons : un nouveau groupe folklorique fait rayonner les traditions portugaises

Créé en décembre 2025, le groupe folklorique La Fleur Portugaise de Soissons rassemble des passionnés de la culture portugaise désireux de faire vivre les danses, les musiques et les traditions de leur pays d’origine. Fondée par une dizaine de membres après la création d’une nouvelle association, cette jeune formation poursuit un objectif simple : transmettre un patrimoine culturel aux nouvelles générations et partager cette richesse avec le public lors de manifestations locales.

LusoJornal a interviewé sa fondatrice et responsable artistique, Maria Andrade Augusta.

Maria Andrade, comment est née cette envie de créer un nouveau groupe ?

Nous faisions auparavant partie d’un autre groupe folklorique de la ville de Soissons. Avec le temps, nous avons décidé de partir et de créer notre propre projet. Nous étions une dizaine au départ pour fonder ensemble Les Fleurs Portugaises de Soissons.

Pourquoi avoir choisi le nom de La Fleur Portugaise de Soissons ?

Nous voulions un nom qui évoque la beauté et la richesse de la culture portugaise. Les fleurs représentent aussi le renouveau de notre projet, c’est aussi en rapport avec une fleur symbole de la liberté au Portugal.

Combien de personnes composent aujourd’hui le groupe ?

Nous sommes actuellement une quinzaine de membres. Le groupe continue de se développer et nous accueillons volontiers de nouvelles personnes.

Quel est le profil des danseurs ?

Notre plus jeune danseuse a cinq ou six ans, tandis que la plus âgée a environ 70 ans. Toutes les générations sont représentées, ce qui crée une très belle ambiance familiale.

Comment se déroulent les répétitions ?

Nous répétons chaque semaine dans une salle mise à notre disposition par la municipalité. Pour l’instant, nous dansons sur des enregistrements musicaux, car nous ne disposons pas encore de musiciens jouant en direct.

Quelles régions du Portugal mettez-vous à l’honneur ?

Notre répertoire est principalement composé de danses traditionnelles du Minho et du Ribatejo, même si une bonne partie des membres sont originaires du côté d’Aveiro. Nous travaillons notamment sur des chorégraphies accompagnées de musiques comme Vira de Fafe ou encore A Carrasquinha.

Les costumes occupent une place importante dans le folklore. Où les trouvez-vous ?

Nous nous sommes rendus à Viana do Castelo afin d’acheter une partie de nos costumes traditionnels. D’autres membres y retourneront prochainement pour compléter les tenues avant nos prochaines représentations.

Avez-vous déjà participé à des manifestations ?

Oui. Notre première sortie officielle a eu lieu au printemps lors d’une animation organisée par la Mairie de Saint-Mard (Seine et Marne). Nous participerons également à la Fête du Haricot à Soissons en septembre, où nous défilerons aux côtés d’autres groupes folkloriques de la région et des Bombos portugais.

Vous dirigez les chorégraphies. Comment les créez-vous ?

J’ai 58 ans, je suis originaire de Matosinhos, je danse le folklore depuis l’âge de 15 ans. J’ai rencontré mon mari grâce au folklore, mon fils a également dansé et a été entraîneur, toute notre famille partage cette passion. Aujourd’hui, je choisis les musiques, puis j’imagine et crée moi-même les chorégraphies à partir de mon expérience, en tant qu’entraineur et des traditions que j’ai apprises au fil des années.

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En quelques mois d’existence, La Fleur Portugaise de Soissons a déjà trouvé sa place dans le paysage associatif local. Grâce à l’engagement de leurs membres, toutes générations confondues, le groupe contribue à préserver et transmettre le patrimoine folklorique portugais. Avec de nouveaux costumes, des répétitions régulières et plusieurs sorties programmées, cette jeune formation entend poursuivre son développement et partager sa passion.

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