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Mário Sacramento à Ambleteuse : l’engagement de la Croix-Rouge portugaise pendant la I Guerre mondiale

Les cérémonies commémoratives du 108ᵉ anniversaire de la Bataille de La Lys se sont déroulées le week-end dernier, en présence du Ministre portugais de la Défense, Nuno Melo, et de la Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, Alice Rufo, ainsi que de nombreuses autres personnalités civiles et militaires.

Nous publions ci-après le discours prononcé dimanche matin par le General du Corps d’Armée Mário Sacramento, vice-Président de la Croix Rouge Portugaise devant le premier monument construit après la fin de la I Guerre mondiale en honneur du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP).

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«C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que je représente ici aujourd’hui, une nouvelle fois, la Croix-Rouge portugaise, dans ce simple hommage à tous ceux qui se sont battus et dont beaucoup ont fait le sacrifice suprême en donnant leur vie, pour qu’on ait la liberté, dans ces champs d’épreuves, dans un conflit violent qui a traversé l’Europe.

Un mot spécial pour les soldats portugais qui, ici, en France, mais aussi en Afrique, se sont battus pour la défense de l’intérêt national de la patrie portugaise aux côtés de nos alliés.

Je voudrais également dire un mot de gratitude aux Français de cette région qui, dans une situation très difficile, ont soutenu les troupes qui ont combattu ici, avec un idéal commun de liberté, d’espoir et de paix.

C’est à la suite de cette reconnaissance de la France que nous sommes ici aujourd’hui, à côté de ce monument qui symbolise l’effort du Portugal, à travers ces soldats et des infirmières volontaires de la Croix-Rouge portugaise qui ont participé ici, il y a 108 ans, à l’effort de guerres des alliés soignant les malades et les blessés, à la suite de cette calamité qui a frappé l’Europe.

La Bataille de La Lys du 9 et 10 avril 1918, où furent engagés les soldats du Corps Expéditionnaire Portugais, a été pour nous des plus meurtrières.

Sur l’effectif engagé par l’État-Major portugais, on recensera, à la fin de la bataille, plus de 7.000 militaires tués, blessés ou disparus. Un effort considérable qui a grandement aidé à stopper l’avancée allemande, visant à atteindre la côte Atlantique et à empêcher le soutien des forces américaines et la logistique alliée.

Les blessés survivants ont pu être soignés dans l’hôpital militaire installé ici, géré par la Croix-Rouge portugaise. Il a reçu très rapidement le renfort des dames portugaises qui se sont engagées.

Pendant la I Guerre mondiale, la Croix-Rouge portugaise était prête à collaborer avec les Corps Expéditionnaire Portugais pour fournir un soutien sanitaire à nos troupes, comme expression d’un lien entre la Croix-Rouge portugaise et les Forces Armées de Portugal, qui remonte au début de la création de la Société Nationale de la Croix-Rouge portugaise, en 1865.

Il y a un lien qui s’est maintenu, mais qu’il est possible de toujours réaffirmer et renforcer.

Au lendemain de la guerre, et même après le départ portugais, la Croix-Rouge portugaise a maintenu sa présence ici et a continué d’ouvrir son hôpital à la population locale et même de toute la région. Il s’agissait alors de soigner la population d’un autre mal, la grippe espagnole.

L’engagement de la Croix Rouge portugaise s’est traduit par l’hommage de la population de la France qui a permis la construction de ce monument simple, chargé de symbolisme, qui marque le passage de la Croix-Rouge portugaise et de ses infirmières dans cette mission humanitaire d’assistance et de traitement des personnes dans le besoin.

Un mot d’attention est de remercier aux habitants d’Ambleteuse et à la Mairie qui ont fait vivre cette mémoire.

Ambleteuse est une marque importante dans l’histoire humanitaire de la Croix-Rouge portugaise à cause de son premier déploiement hors du Portugal, dans l’esprit du mouvement fondateur de la Croix-Rouge, qui était lié à la bataille de Saint-Frédéric, sous la direction d’Henri Dunant, le fondateur du mouvement de la Croix-Rouge internationale, pour soigner les personnels militaires et les civils blessés lors des guerres.

Je fini avec un salut très sincère à la Ligue des Combattants du Portugal, qui perpétue ses souvenirs, ses devoirs de mémoire, de la participation du Portugal à la I Guerre mondiale, en conjonction avec notre Ambassade à Paris, les autorités françaises et la Croix-Rouge française».

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