Avec «Terres minuscules», Catarina Gomes explore le poids des racines familiales

À l’occasion de la rentrée littéraire des éditions Chandeigne & Lima, la littérature portugaise se fait une nouvelle fois une place dans les librairies françaises. Parmi les nouveautés figure «Terres minuscules», premier roman de Catarina Gomes, traduit en français par Hélène H. Melo, paru le 21 août. Ce roman raconte une histoire de famille, de terres et surtout de tout ce que l’on hérite sans toujours le savoir.

Quelques parcelles de terre. Sur le papier, l’héritage paraît presque insignifiant. Pour Cláudia Mendes, il va pourtant rouvrir une porte qu’elle pensait avoir refermée depuis longtemps.

Résolument citadine et indépendante, la jeune femme apprend qu’un grand-oncle parti vivre au Brésil lui a légué des terres dans le village portugais dont sont originaires ses parents. Un endroit où elle n’est plus retournée depuis vingt ans. Pour retrouver ces petites parcelles, Cláudia doit donc reprendre le chemin du village familial. Et avec lui revient toute une enfance. Les pommes de terre que ses parents ramenaient avec eux, persuadés qu’elles n’avaient décidément pas le même goût que les autres. Les objets accumulés par sa mère. Les gadgets électroménagers de son père. L’accent de sa grand-mère. Des habitudes parfois anodines, parfois agaçantes, auxquelles Cláudia va progressivement donner un autre sens. Car derrière ces «terres minuscules» se cache aussi une histoire familiale faite de silences.

Le premier roman d’une ancienne journaliste

Derrière «Terres minuscules» se trouve Catarina Gomes, née à Lisboa en 1975 et longtemps journaliste au quotidien portugais Público. Avant de passer au roman, elle s’est notamment fait connaître au Portugal par plusieurs ouvrages de journalisme littéraire et d’investigation.

Publié initialement au Portugal en 2022 sous le titre «Terrinhas», son premier roman a reçu le Prix Révélation Agustina Bessa-Luís. Pour cette rentrée littéraire, les éditions Chandeigne & Lima proposent désormais le texte au public francophone, dans une traduction d’Hélène H. Melo. Le livre compte 312 pages et est proposé au prix de 23 euros.

Le roman a déjà attiré l’attention de la critique française: Le Monde en parle justement: “Avec le très réussi Terres minuscules, Catarina Gomes signe un vrai-faux polar sur l’obsession de la terre et des origines”.

Avec «Terres minuscules», ce sont finalement de toutes petites parcelles qui racontent une histoire beaucoup plus grande: celle d’une famille, d’un Portugal qui a profondément changé en l’espace de quelques décennies et de ces racines que l’on croit parfois avoir laissées derrière soi.

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