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Le film «L’Ordre Moral – L’histoire d’une femme libre» (en portugais «Ordem Moral») de Mário Barroso, avec Maria de Medeiros, Marcello Urgeghe, João Pedro Mamede et Albano Jerónimo (récemment vu en France dans la série Le Domaine – A Herdade), entre autres, produit par Paulo Branco sort dans les salles françaises le mercredi 30 septembre.

«En 1918, Maria Adelaide Coelho da Cunha, héritière et propriétaire du journal Diário de Notícias, abandonne le luxe social et culturel familial dans lequel elle vit, pour s’enfuir avec un insignifiant chauffeur de 22 ans plus jeune qu’elle. Les conséquences de cette décision vont être douloureuses et moralement dévastatrices» peut-on lire dans la présentation du film.

L’histoire de Maria Adelaide Coelho da Cunha est connue. Pour vendre le journal, son mari a décidé de l’interner dans un hôpital psychiatrique. L’histoire a été racontée à Mário Barroso par un de ses oncles qui travaillait justement au Diário de Notícias. Ensuite, il a demandé à Carlos Saboga, une référence du cinéma européen, d’écrire l’argument du film. Les deux hommes se connaissent bien, car ils ont travaillé ensemble sur plusieurs films.

«J’avais décidé que je ne voulais pas vraiment raconter cette histoire sous l’angle d’un amour torturé, d’une grande passion. Ce qui m’a fasciné, c’est cette femme pleine de force, qui s’est battue et a gagné, qui a eu le courage d’abandonner une famille, le confort matériel, et de partir. En fait, c’était une femme libre qui a tout donné pour vivre son désir de liberté» dit le réalisateur.

Mário Barroso est également le Directeur de la Photographie. C’est d’ailleurs sa formation de base à l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC). Entre le montage et l’image, il a choisi l’image. «Je n’ai commencé à faire des films en tant que réalisateur que lorsque je n’ai plus eu besoin de gagner ma vie. Je les fais donc pour le plaisir, sans aucune discipline temporelle» explique-t-il, alors que son dernier film est de 2008, «Amour de Perdition».

Être au même temps Réalisateur et Directeur de photographie a ses avantages: «Je sais exactement quoi faire, comment je vais filmer. Quand j’arrive sur le plateau, je n’ai même pas trois minutes d’hésitation» explique Mário Barroso. «Quand j’arrive sur le plateau, je sais parfaitement ce que j’ai à faire, l’endroit où placer les acteurs afin de tirer le meilleur parti de la présence ou de l’absence de lumière. Cela me facilite beaucoup le travail».

Mário Barroso nous a habitués à des belles images dans des films de Manoel de Oliveira, João César Monteiro, Raoul Ruiz, José Fonseca e Costa, entre autres, et dans «L’Ordre Moral» nous ne sommes pas déçus. «J’ai surtout utilisé la lumière naturelle, parfois renforcée à un endroit ou à un autre, mais cela ne m’a jamais posé de difficulté. Je peux même dire qu’il y a de nombreux aspects de la mise en scène qui sont le fruit de ma vision de Directeur de la photographie, et d’une certaine ‘efficacité’ liée au peu de temps que nous avons dans un tournage».

Le choix de Maria de Medeiros a été immédiat. «Elle a été la seule actrice portugaise à s’adapter à ma vision de Maria Adelaide, qui correspondait exactement à ce que je pensais, après tout ce sur quoi j’avais enquêté, tout ce que j’avais lu. Outre son énorme talent, elle possède une beauté étrange, exotique et différente de la beauté traditionnelle. A commencer par l’expression de son visage».

Les comédiens sont portugais, le film a été tournée en langue portugaise, au Portugal, dans les décors de la maison Veva de Lima, «une maison fantastique, où étaient organisées des soirées littéraires très populaires à Lisboa dans les années 20 et 30».

Le film a été tournée bien avant la pandémie de Covid-19, mais dans le contexte de la grippe espagnole. On y voit donc des personnes porter des masques, des hôpitaux surchargés et des morts dans les quartiers populaires de Lisboa. Cette situation apporte une certaine touche d’actualité au film.

Finalement, la musique de Mário Laginha s’intègre parfaitement dans le film.

A voire absolument, à partir du 30 septembre, dans les salles françaises.

 

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