Après une année d’interruption forcée à cause de travaux, le marché portugais de Cenon (33) retrouve le Domaine du Loret, les 22, 23 et 24 mai, pour une 13ᵉ édition placée sous le signe du partage et de l’ouverture. Entre gastronomie, folklore, concerts et services administratifs, l’événement dépasse désormais le simple cadre d’un marché communautaire pour devenir un véritable rendez-vous économique et culturel franco-portugais.
Annulé en 2025, le Marché portugais revient cette année dans une formule proche des éditions précédentes, même si les organisateurs ont choisi de repartir progressivement. «On repart à peu près dans la même dimension que les autres années, peut-être un peu plus petit, parce qu’on repart de zéro», explique Fernanda Alves, Adjointe au Maire de Cenon et coorganisatrice de l’événement avec l’association Alegria Portuguesa de Gironde. Le week-end débutera avec la traditionnelle levée des drapeaux avant d’enchaîner concerts, animations et groupes folkloriques venus du Portugal et de plusieurs régions françaises. Parmi les nouveautés, un groupe venu de Miranda do Douro se produira pour la première fois à Cenon. Un orchestre d’Arcos de Valdevez, ville jumelée avec Cenon, animera également le week-end.
Si la musique et les animations occupent une place importante, les organisateurs tiennent à rappeler que l’événement reste avant tout un Marché portugais. Une trentaine d’exposants seront présents, avec des produits artisanaux, alimentaires et décoratifs venus du Portugal. Cette année, des stands spécialisés dans le carrelage portugais, les cheminées ou les éléments en granit feront leur apparition. «On veut diversifier un petit peu cette vitrine du Portugal», souligne Fernanda Alves. L’événement attire désormais un public de plus en plus large. «Aujourd’hui, nous avons 50% de Français qui visitent ce Marché», précise-t-elle au LusoJornal. Pour renforcer cette ouverture, un château viticole français sera intégré au Marché portugais. «On ne veut pas faire uniquement du communautarisme. L’objectif, c’est de créer des échanges et des partenariats».
Au fil des années, le Marché de Cenon, dans la métropole de Bordeaux, a gagné en notoriété bien au-delà de la Gironde. Des visiteurs viennent désormais de plusieurs régions françaises, parfois en bus organisés depuis Toulouse ou Paris. L’événement attire également des visiteurs venus de Suisse, du Luxembourg et du Portugal, notamment grâce à la couverture médiatique assurée par des médias portugais. «Beaucoup de monde vient passer le week-end ici», affirme l’Adjointe au Maire. Cette dimension internationale s’explique aussi par la forte implication des institutions portugaises.

Le Marché de Cenon ne se limite pas à la fête. Pendant le week-end, le Consulat-Général du Portugal à Bordeaux installera une Permanence consulaire sur place. Les visiteurs pourront y renouveler leurs papiers d’identité, demander des actes administratifs ou obtenir des renseignements liés à la retraite ou à l’enseignement portugais, comme s’ils étaient au Consulat. «C’est la seule manifestation de la région où le Consulat est présent sur place», insiste Fernanda Alves. Autour de cet espace administratif, banques, agences immobilières et associations permettront également aux visiteurs de préparer un projet de retour au Portugal ou un investissement. «Les gens peuvent venir faire leurs papiers, acheter une maison au Portugal, manger, boire et profiter de la fête», résume-t-elle.
Derrière ce rendez-vous populaire se cache une organisation lourde, portée par l’association Alegria Portuguesa de Gironde avec le soutien logistique de la Mairie de Cenon. La ville met à disposition le parc, le matériel et une partie du personnel nécessaire à l’installation de l’événement, même si aucune aide financière directe n’est accordée. «Il y a une entraide énorme au niveau logistique», explique Fernanda Alves. Grâce à cette coopération et à l’implication des bénévoles, le Marché portugais de Cenon continue de grandir, année après année, en s’imposant comme un rendez-vous incontournable pour la Communauté portugaise, mais aussi pour tous les curieux de culture lusophone.







