Le roman «D’Amarante à Valparaíso» désormais en vente à la Librairie portugaise et brésilienne de Paris


Le roman «D’Amarante à Valparaíso» de Manuel Maia Teixeira est désormais en vente à la Librairie portugaise et brésilienne de Paris. C’est une autoédition parue le 14 mai 2026.

«D’Amarante à Valparaíso» est un récit autobiographique conçu comme un roman, structuré autour des thèmes de l’exil, de la filiation, du hasard et de la mémoire. Il offre également un tas de situations anecdotiques et qui laisseront le lecteur sourire de chaque situation.

Le texte s’ouvre sur une enfance rurale à Amarante, brusquement menacée par une mort lointaine et par la suite, la nécessité de quitter la terre natale. Il s’en suit le passage des frontières soigneusement préparé comme une pièce de théâtre, l’installation en France, l’adolescence traversée par les bouleversements de la fin des années soixante, puis une vie adulte marquée par le voyage, le rapport à la vie et à la mort, les rencontres imprévues – avec Charles Aznavour ou Enrico Macias – et une trajectoire professionnelle inattendue.

Sans se réduire au témoignage, ce récit cherche à transformer l’expérience vécue en matière romanesque, en donnant au parcours individuel une portée plus universelle. Les lieux traversés, d’Amarante à Montceau-les-Mines, de l’Asie aux Amériques, jusqu’à Valparaíso, composent une géographie intime où le déplacement extérieur accompagne une lente construction intérieure.

C’est une nouvelle opportunité de poser quelques questions à l’auteur, Manuel Maia Teixeira, collaborateur occasionnel de LusoJornal.

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Pouvez-vous nous parler sur votre ouvrage?

Pendant 40 ans ma littérature se limitait à lire essentiellement des revues techniques, des rapports de mission, et des résultats sur des recherches scientifiques. De temps en temps je lisais un bon bouquin pendant un voyage pour retrouver un peu de tranquillité d’esprit, un moment d’émotion. Une fois libéré de mes obligations professionnelles, j’ai commencé à publier des articles d’opinion et un peu plus de moments de lecture. Le temps passant, je me suis mis à écrire des essais et quelques poèmes.

Comment décririez-vous votre processus d’écriture?

Certains écrivent sur un bloc en papier, d’autres sur une tablette ou un ordinateur. Moi je commence toujours sur mon smartphone. D’abord avec les premières idées, puis je construis un squelette complet, je reviens sur le texte lorsque j’ai un moment de libre ou qu’un fait relevant me revient pour enrichir le texte. Dès que le chapitre est assez mûr, je le peaufine sur mon ordinateur.

Quelle a été la partie la plus difficile de l’écriture pour vous?

Me dire que si pour moi le texte est clair, rien ne me prouve que le lecteur comprendra ce que je désire exprimer. Pour cela, je fais appel à une lecture de confiance et le plus vite possible. Si cela coince, le verdict est rapide.

Comment avez-vous développé vos personnages?

Mes personnages sont toujours extraits de mon environnement proche ou lors d’une rencontre imprévue. Je les associe à mon histoire ou à mon imagination.

Avez-vous une routine de recherche particulière?

Non, je ne m’impose aucune routine de rigueur et si je n’ai pas toutes les données disponibles, je reprends le texte pour le compléter au fur et à mesure de mon avancement.

Comment gérez-vous les critiques du livre?

Je les entends pour en mesurer l’impact ou une justification sensée. Si elle est intéressante, je la prends comme un point de travail supplémentaire.

Quels auteurs vous ont le plus influencé?

Si Victor Hugo, Alexandre Dumas ou Rimbaud, m’ont donné envie de lire et écrire, aujourd’hui je me laisse facilement embarquer avec Nicholas Sparks, Melissa da Costa ou JC Grangé.

Si vous pouviez dîner avec n’importe quel auteur, qui choisiriez-vous?

Avec Melissa da Costa, pour puiser dans sa jeunesse, cette capacité d’écriture que je trouve remarquable et après un début complique.

Avez-vous des projets futurs?

Si cet ouvrage plaît, je serai tenté de continuer avec deux nouveaux projets qui me tiennent à cœur. Dans le cas contraire, je passerai à autre chose. Peut-être aller danser avec les stars… Je plaisante!

Quel est le livre que vous avez lu récemment et qui vous a le plus marqué?

«Je suis né du diable», de JC Grangé. Je ne pensais pas que cet auteur s’ouvrirait autant pour raconter un père aussi horrible tout en se préservant totalement de son empreinte destructive.

Pouvez-vous partager une anecdote amusante pendant l’écriture du livre?

Lorsque j’ai commencé à écrire, je me levais la nuit pour une modification de texte ou complément nécessaire. Je le faisais dans le noir complet pour ne pas réveiller mes proches. En retournant me coucher, j’oubliais parfois que j’avais refermé une porte…

Quelle est votre citation préférée?

Si tu ne connais que des certitudes, surtout n’écris rien. Si tu as besoin de t’évader sans rien préparer, prends un livre à la bibliothèque.

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