Deux livres de Chandeigne & Lima en lice pour des prix littéraires en France

Les éditions Chandeigne & Lima ont annoncé la sélection de deux ouvrages de leur catalogue pour des prix littéraires français. «Les pêcheurs», de Raul Brandão, est en lice pour le Prix Mémorable, tandis que «La classe et la fonction», de Mariana Alves, figure dans la sélection du Prix littéraire de la Porte Dorée 2026. Deux livres qui abordent des réalités différentes, entre la vie des communautés de pêcheurs au Portugal et l’enfance d’une fille d’immigrés portugais à Paris.

Publié à l’origine en 1923, «Les pêcheurs» est paru chez Chandeigne & Lima le 17 avril 2026, dans une traduction d’Elisabeth Monteiro Rodrigues. Raul Brandão y parcourt le littoral portugais et raconte le quotidien des populations qui vivent de la mer. Il décrit leurs conditions de travail, les difficultés matérielles, les techniques de pêche et la place des femmes dans ces Communautés.

Petit-fils de marin, l’écrivain revient notamment sur les lieux de son enfance à Foz do Douro. Son récit conduit aussi le lecteur à Nazaré, Peniche, Sesimbra ou encore dans l’Algarve. À l’observation des gestes et des savoir-faire s’ajoute une attention aux paysages, à la lumière et aux couleurs de la mer. Le texte mêle ainsi témoignage sur un monde maritime et écriture poétique.

Selon l’annonce de l’éditeur, cet ouvrage est retenu pour la 18ème édition du Prix Mémorable. Organisée par le réseau des librairies Initiales, cette récompense met à l’honneur la redécouverte d’œuvres, à travers des rééditions, des textes inédits ou de nouvelles traductions.

Une enfance dans une loge parisienne

Avec «La classe et la fonction», paru le 6 février 2026 dans la collection Brûle-Frontières, Mariana Alves s’intéresse à l’histoire familiale et aux rapports sociaux. Sa narratrice, surnommée la Grande Petite, grandit à la fin des années 1990 dans une loge de gardien d’immeuble du XVIe arrondissement de Paris. Fille d’immigrés portugais, elle découvre les différences de classe dans un quotidien où la vie familiale et le travail des parents occupent le même espace.

Le récit aborde le manque d’intimité, les rôles assignés à chacun et les questions d’appartenance. À travers le regard de l’enfant, puis son désir de disposer d’un lieu à elle, Mariana Alves explore aussi la place de la langue et de l’écriture dans la construction de soi.

«La classe et la fonction» figure dans la sélection 2026 du Prix littéraire de la Porte Dorée. Créée en 2010, cette récompense distingue une œuvre de fiction ou un récit littéraire consacré aux migrations, à l’exil ou aux identités plurielles. Avec Mariana Alves, l’histoire d’une famille portugaise en France fait partie des récits retenus cette année.

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