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«Ces héros, loin de leur patrie, ont parfois donné jusqu’à leur vie, pour la défense de la liberté et de la démocratie» dit le Maire de Richebourg


Le Maire de Richebourg, Gauthier Patoux, a participé aux cérémonies commémoratives du 108ᵉ anniversaire de la Bataille de La Lys se sont déroulées ce week‑end, en présence du Ministre portugais de la Défense, Nuno Melo, et de la Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, Alice Rufo.

Dans le cimetière militaire portugais il y avait aussi l’Ambassadeur du Portugal en France, les Députés Carlos Gonçalves (PSD) et José Dias Fernandes (Chega), deux Sénatrices françaises, le Chef d’Etat-Major Général des armées portugaises, le Chef d’Etat-Major des Armées françaises, le Consul honoraire du Portugal à Lille, des Conseillers régionaux et départementaux, le Préfet délégué pour la défense et la sécurité, le Secrétaire général de la Préfecture du Pas-de-Calais, et plusieurs autres personnalités portugaises et françaises.

Nous publions ci‑après le discours prononcé samedi matin par le Maire Gauthier Patoux.

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«Ils étaient 56.000 soldats à composer le Corps Expéditionnaire Portugais. Toutes les catégories sociales de la jeune République du Portugal étaient représentées. Ils sont arrivés en France, à Brest, à partir de 1917, quittant les bords du Tage et de l’Atlantique, pour les bords de la Lys et de la Lave.

Ils sont partis de petits villages tranquilles et de grandes villes au climat chaud, pour combattre ici, dans le froid et l’humidité des tranchées, si loin de leur famille et de leur patrie. Dans ces tranchées, ils découvrirent vite la dureté de ce conflit et subirent des pertes, comme le soldat António Gonçalves Curado, premier militaire portugais du Corps Expéditionnaire, tué au combat le 22 février 1917, à quelques kilomètres d’ici, à Laventie.

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Pendant plus d’un an, ces soldats restèrent ici, si loin de chez eux, dans ces terres d’Artois et de Flandres qui leur étaient inconnues, profitant de peu de permissions, jusqu’au 9 avril 1918, le jour où ils devaient être relevés et où ils furent, sous un épais brouillard, bombardés, puis attaqués par la 6ème Armée allemande, forte de 50.000 hommes.

A 20.000 contre 50.000, les soldats portugais résistèrent de leur mieux, malgré des pertes importantes.

Aujourd’hui, nous nous souvenons d’eux. Nous nous souvenons d’eux, à la fois comme les victimes de l’une des plus affreuses batailles de l’Histoire, mais aussi comme des héros, tels Aníbal Augusto Milhais, plus connu sous le surnom de Soldado Milhões, des héros qui, loin de leur patrie, ont parfois donné jusqu’à leur vie pour la défense de la liberté et de la démocratie.

1.831 de ces soldats reposent aujourd’hui dans ce Cimetière portugais de Richebourg.

A une époque où les guerres et conflits ressurgissent, nous avons le devoir de nous souvenir d’eux et de leurs sacrifices. Nous avons aussi le devoir de dire merci au Portugal en cette 110ème année de l’entrée en guerre et en ce 40ème anniversaire de l’entrée du Portugal dans l’Union européenne.

Alors, ‘Obrigado aos soldados e ao povo português’.

Je vous remercie».

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