Organisé par le Président de l’Arena Prod, Mike Ruiz, et en collaboration avec le chanteur Nelinho, le ‘Luso Festival’ se tiendra à Chambéry le 7 juin pour cette première édition. Avec près de 3.000 spectateurs attendus, le Luso Festival espère devenir un nouveau rendez-vous majeur de la culture portugaise en Rhône-Alpes : concerts, folklore, gastronomie et artistes venus du Portugal.
Habitué des festivals des années 2000 grâce à son activité d’agent artistique, Mike Ruiz organise d’abord l’Arena Festival à Chambéry avant d’imaginer un troisième jour entièrement consacré à la culture portugaise malgré ses origines espagnoles. «Je travaille depuis longtemps avec des artistes portugais, donc l’idée est venue assez naturellement», explique-t-il. Au fil des années, il a collaboré avec plusieurs artistes lusophones comme Lucenzo, Papa London ou Nelinho, participant à des tournées et festivals au Portugal comme en France. C’est d’ailleurs Nelinho, artiste connu dans le milieu musical portugais, qui lui en fera la proposition. «C’était un rêve pour lui de créer un festival portugais», raconte Mike Ruiz au LusoJornal.
Au départ, les organisateurs ne savaient pas vraiment à quoi s’attendre. «On n’avait jamais eu un événement comme ça en Rhône-Alpes», explique le Président de l’Arena Prod. Mais dès l’ouverture de la billetterie, la demande explose. Le festival devrait afficher complet quelques jours avant l’événement. La jauge a été limitée à 3.000 personnes pour des raisons de sécurité, même si la demande aurait permis d’accueillir davantage de public. «On sera complet. Franchement, on ne s’y attendait pas».
Le choix de Chambéry s’explique aussi par des raisons personnelles. Originaire de la région, Mike Ruiz tenait à créer cet événement sur ses terres natales. La situation géographique de la ville joue également un rôle stratégique : Lyon, Grenoble, Annecy, mais aussi la Suisse voisine, notamment Genève, permettent d’attirer un public venu d’un large territoire. «Il y a des gens qui viennent un peu de partout», souligne-t-il.
La programmation réunira une quinzaine d’artistes portugais connus du grand public lusophone. Parmi eux, Lucenzo, Mike Da Gaita, TT ou encore Ana Malhoa. Le festival proposera aussi des animations plus populaires et festives, comme un karaoké géant de chansons portugaises, des danses folkloriques ou encore des écrans géants pour accompagner les concerts. «Ça va s’enchaîner toute la journée», promet Mike Ruiz. Au-delà de la musique, le festival veut recréer une véritable ambiance de fête populaire portugaise. Des stands de restauration, des food trucks portugais, des exposants de bijoux ou de produits artisanaux seront installés sur le site. La majorité des exposants et partenaires sont issus de la communauté portugaise locale. Des associations lusophones seront présentes, tout comme le consulat du Portugal et plusieurs médias portugais. «Il y a un vrai engouement autour du festival», constate Mike Ruiz.
Face au succès de cette première édition, les organisateurs envisagent déjà l’avenir. L’objectif serait désormais de développer le concept dans d’autres régions françaises dès 2027. «Vu l’engouement, oui, on va renouveler le festival», affirme Mike Ruiz. Une manière de confirmer l’intérêt grandissant pour les grands événements portugais en France, bien au-delà des régions traditionnellement associées à l’immigration lusophone.







