Le jeune comédien lusodescendant Milo Machado-Graner, qui fêtera ses 18 ans le 31 août prochain, sera présent pour la troisième fois au Festival de cinéma de Cannes qui se déroule du 12 et 23 mai prochain, le Président étant, cette année, Park Chan-wook, réalisateur, scénariste et producteur sud-coréen.
Milo Machado-Garnier sera à Cannes pour deux raisons: pour le film «Adieu Monde Cruel» et pour le film d’animation «Carmen, l’oiseau rebelle».
Rappelons que Milo Machado-Garnier (lire ICI)a fréquenté la Croisette en 2023 pour le «Anatomie d’une chute», film en compétition officielle et en 2024 pour «Spectateurs !», présenté en séance spéciale.
«Adieu monde cruel»
Présenté en séance spéciale et en clôture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2026, «Adieu monde cruel», premier long-métrage de Félix de Givry, s’impose comme l’un des films français les plus attendus de cette édition. Entre errance adolescente et poésie nocturne, le film confirme aussi l’ascension fulgurante d’un jeune acteur : Milo Machado-Graner. Acteur principal du film.
Félix de Givry explore les failles de l’adolescence à travers une histoire à la fois intime et troublante. Otto, 14 ans, disparaît après avoir écrit une lettre d’adieu à ses proches. Alors que tous le croient mort, il erre dans la ville, vivant en marge, presque comme un fantôme, jusqu’à ce qu’une camarade de lycée le reconnaisse.
Le film s’inscrit dans une tradition du cinéma français sensible aux récits de jeunesse, mais s’en distingue par son atmosphère nocturne et sa mise en scène de l’invisibilité sociale.
Dans le rôle d’Otto, Milo Machado-Graner porte le film sur ses épaules. Son personnage, traversé par la honte et le repli, incarne une adolescence en rupture avec le monde. Loin des performances démonstratives, l’acteur propose une interprétation intériorisée, faite de silences et de présence physique.
Le récit repose en grande partie sur cette capacité à rendre visible un personnage qui cherche précisément à disparaître, un paradoxe que le jeune comédien incarne avec justesse.

«Carmen, l’oiseau rebelle»
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2026, «Carmen, l’oiseau rebelle» est le nouveau film d’animation de Sébastien Laudenbach. Inspiré de l’opéra mythique de Bizet, le film revisite librement le personnage de Carmen dans une version poétique et romanesque, centrée sur un groupe d’enfants des rues de Séville.
Dans cette adaptation, Milo Machado-Graner prête sa voix à Salva, le jeune héros de l’histoire. Salva, 13 ans, découvre Carmen et tente, avec ses amis, de la protéger d’un destin qu’il croit funeste.
Le film mêle aventure, drame et musique, dans une relecture sensible du mythe de Carmen, figure de liberté absolue et d’indépendance. L’univers visuel, entièrement en animation, transpose l’histoire dans une Séville fantasmée, entre ruelles, toits brûlants et atmosphère presque onirique.
Cette participation confirme la place grandissante de Milo Machado-Graner dans le cinéma français explorant pour la première fois le registre du doublage dans ce long-métrage d’animation.
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Avec «Adieu monde cruel» et «Carmen, l’oiseau rebelle», Milo Machado-Graner confirme qu’il n’est plus seulement une révélation, mais bien un acteur en devenir, capable de porter des récits complexes. Sa trajectoire rappelle celle de certains comédiens précoces du cinéma français, passés très tôt par Cannes avant de s’imposer durablement.
Dans un festival qui célèbre autant les auteurs que les interprètes, la présence de Milo Machado-Garner répétée, apparaît comme un signal : celui d’une nouvelle génération d’acteurs, à la fois discrets et puissants, qui façonnent déjà le cinéma de demain.







