Chaque année, la fête franco-portugaise de Pontault-Combault ne se contente pas de rassembler la Communauté locale comme l’indique Cipriano Rodrigues, le Président de l’Association Portugaise Culturelle et Social (APCS) de Pontault-Combault : elle attire aussi des visiteurs venus de toute l’Europe, et parfois même directement du Portugal. Le Président de l’APCS espère pour cette année que le beau temps sera au rendez-vous. L’événement, pour sa 51ème édition, aura lieu les 23 et 24 mai.
Dans le parc de l’Hôtel-de-Ville, les habitués côtoient des visiteurs venus de loin. «Il y a des gens qui viennent de Belgique, de Suisse, du Luxembourg, et même du Portugal», explique Cipriano Rodrigues. Certains n’hésitent pas à faire plusieurs heures de route, attirés par la programmation artistique ou simplement par l’ambiance. Parfois, le déplacement se transforme en véritable voyage. Une famille portugaise a ainsi fait le déplacement spécialement pour voir l’artiste Nininho Vaz Maia, profitant de l’occasion pour visiter Paris. «Ils l’avaient déjà vu au Portugal, mais ils sont venus ici parce qu’ils l’aiment beaucoup», raconte le Président de l’APCS au Lusojornal. Si la majorité du public reste locale, cette ouverture internationale témoigne du succès grandissant de l’événement.
Pour cette 51ème édition, la recette reste globalement inchangée. La fête mise sur une programmation artistique renouvelée, composée également d’artistes émergents. Au programme: Némanus, Bombocas, Amine, Fernando Correira Marques, Gabi Fernandes et bien d’autres.
«On est limités par les coûts, donc on fait venir des artistes moins connus», précise le Président de l’association. Un choix assumé, qui permet de maintenir la qualité de l’événement tout en maîtrisant le budget. Comme l’an dernier, l’accès à la fête passe par un QR code payant. Fixé à cinq euros cette année, il permettra de soutenir plusieurs causes : une association locale, une association portugaise en Île-de-France, une structure venant en aide aux victimes d’intempéries au Portugal, ainsi que l’association organisatrice. Car derrière la fête, les contraintes financières sont de plus en plus fortes. «Tout augmente», résume Cipriano Rodrigues. Les conditions météorologiques ont également un impact sur la fête, l’année précédente, pour sa 50ème édition, en raison de la pluie, l’APCS avait perdu 66.000 euros. Le coût de la sécurité, par exemple, est passé de 22.000 à 30.000 euros, les aides, elles, diminuent.
Résultat: sans ces nouvelles sources de financement, l’événement pourrait être difficile à maintenir. «Si on ne fait pas ça, on ne pourra pas continuer à faire une fête pareille».
Organiser un tel événement relève d’un véritable travail d’équipe. Derrière ces deux jours de festivités se cache une année entière de préparation, assurée par une poignée de bénévoles.
Programmation, logistique, recherche de financements : tout est anticipé plusieurs mois à l’avance. «Dès que la fête se termine, on commence la suivante», explique le Président. Le jour J, une quarantaine de personnes sont mobilisées, mais tout cela reste possible grâce aux aides de l’État du Portugal, de la Mairie de Pontault-Combault et à quelques entrepreneurs portugais que Cipriano Rodrigues ne manque pas de remercier.
Au fil des années, la Fête franco-portugaise de Pontault-Combault s’est imposée comme un moment clé pour la Communauté, mais aussi comme un événement culturel ouvert à tous. Entre traditions, musique et convivialité, elle dépasse désormais son cadre local pour devenir un rendez-vous européen, où se croisent identités, générations et nationalités.
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Tarif de 5€/personne/jour.
L’accès à la Fête Franco-Portugaise se fait uniquement sur présentation d’un billet réservé en amont.







