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Sou Alam est un musicien franco-portugais. Il propose un voyage musical en terre de Portugal (Portucallis) construit à partir de son identité singulière d’artiste lusodescendant. En partant de sa région d’origine – Trás-os-Montes (Au-delà des montagnes) – il s’empare des chansons et poèmes du poète Amadeu Ferreira écrites en dialecte Mirandês, propose une ré-interprétation du répertoire populaire de cette région tout comme il s’approprie les chansons de Zeca Afonso, artiste phare de la Révolution des Oeillets, traduisant ainsi un regard inédit sur le pays et la culture de ses origines.

Son style musical pétri d’influences liées à sa double culture et nourri de la richesse de son parcours offre au spectateur un voyage au sein d’une identité plurielle, allant du chant lyrique au jazz en passant par le folk et le blues, la poésie chantée et la musique classique.

Diplômé de l’Ecole Normale de Musique de Paris, il se forme également au blues à ATLA – Village des Musiques Actuelles ainsi qu’au chant lyrique auprès de Martine Midoux.

A travers son tour de chant, il invite le public à s’immerger dans l’âme profonde du Portugal autour de thèmes qui lui sont chers comme le quotidien de la paysannerie dans ses joies et ses labeurs, la rencontre du sacré et du profane, la quête du sens de l’existence et la conquête de la liberté par le peuple portugais…

Sou Alam est en concert ce lundi 9 novembre au Pan Piper – 2-4, impasse Lamier – 75011 Paris. Horaires: ouverture des portes à 19h30 et début du concert à 20h00.

Le LusoJornal a pu s’entretenir avec le chanteur franco-portugais.

Comment se déroule les préparations?

A l’image de la vraie vie ! C’est-à-dire avec ses joies et ses difficultés… Lundi, nous avons appris que notre joueur de cornemuse s’était blessé à la main… On est à la fois très embêté pour lui car il a en ce moment un agenda très rempli en dehors de notre concert de demain soir. Alors il a fallu réagir vite étant donné que la cornemuse a une place importante dans mon spectacle, dans le sens elle représente la culture mirandesa qui se trouve avoir des origines celtes. Et comme derrière chaque contraste de la vie se cache aussi du bon, eh bien j’ai trouvé un superbe joueur de gaita provenant de Galice et c’est un vrai régal de l’entendre. En prime nous aurons un saxophoniste qui joue également de la flûte ! Donc nous ne serons pas 6 sur scène comme prévu mais 7 ! On est dans l’excitation totale ! La dernière fois qu’on a joué en grande formation remonte à il y a un an. C’était à la Scène du canal à Paris en décembre dernier.

Y-a-t-il une appréhension quelconque?

Si appréhension il y a, c’en est une liée au contexte relatif aux grèves. Personnellement je soutiens la grève. Il est essentiel de faire entendre sa voix et de faire valoir ses droits qui plus est quand il s’agit de régression sociale. Donc, oui j’ai un peu peur que les personnes ne puissent pas se déplacer et atteindre la salle de concert demain soir.

Que vont découvrir les spectateurs?

Le public va découvrir ou re-découvrir le Portugal… Mon Portugal à moi qui est celui de mes racines qui se trouvent dans la région de Miranda-do-Douro avec son dialecte qui du reste est depuis 1999 officialisé comme étant la 2ème langue nationale du pays. Avec ses thèmes populaires et traditionnels qui parlent de la vie dans son quotidien, avec également un grand poète qui est Amadeu Ferreira et qui fut un grand défenseur de cette culture. Tout cela dans une mise en scène qui fera se côtoyer des moments de fête avec des instants de recueillement offerts en l’occurrence par la profondeur des chansons de Zeca Afonso que j’interprète également ainsi qu’avec des airs sacrés tirés du Stabat Mater de Vivaldi. C’est donc ma vision singulière du Portugal que je livre au public, entre profane et sacré, et que j’intitule ‘Voyage en Terre de Portugal’. Tout cela entouré et porté par une superbe équipe de musiciens multi-instrumentistes qui feront entendre au public de l’accordéon, de la guitare portugaise, du violoncelle, de la contrebasse, des percussions et de la cornemuse.

Que peut-on dire aux spectateurs pour qu’ils viennent malgré les grèves?

J’aurais envie de dire: vient qui peut… Cela va de soi… Mais peut-être qu’un effort de plus, pour nous rejoindre à la salle de concert pour 20h aura comme sens au final de venir honorer notre belle et singulière culture portugaise, que certains en France ne connaissent que par le biais des archétypes, qu’il est temps de balayer par la force de la créativité qui nous a toujours caractérisé.

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