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Opinião

 

Discours de la Ministre française des affaires étrangères Catherine Colonna lors de la Conférence des Nations Unies sur les Océans, qui a eu lieu à Lisboa.

 

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

Au nom de la République française, je souhaite tout d’abord féliciter la République du Portugal qui accueille, avec la République du Kenya, l’édition 2022 de la Conférence des Nations Unies sur les Océans. L’organisation d’un événement d’une telle ampleur représente un travail considérable, et c’est un travail non moins considérable qu’exige la mise en oeuvre du programme pour l’Océan.

Je tiens également à remercier la Commission européenne, la High Seas Alliance, chacun des Etats membres de l’Union européenne ainsi que l’ensemble des délégations, qui ont démontré leur haut niveau d’engagement en rejoignant la Coalition de Haute Ambition, «Protéger l’Océan: le temps de l’action».

Cette année marque le 40ème anniversaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), qui fixe le cadre juridique applicable à toutes les activités menées sur les mers et les océans. Il s’agit également d’une année de mobilisation politique sans précédent pour protéger l’Océan et sa biodiversité à l’échelle planétaire: d’abord au One Ocean Summit à Brest, puis lors de cette Conférence.

Dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable, du Programme de développement durable à l’horizon 2030, ainsi que dans tous les autres forums internationaux, il est essentiel que nous continuions à prendre des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de durabilité que nous nous sommes fixés et atténuer les menaces sans précédent qui pèsent sur l’Océan.

La conclusion du traité de la Haute mer, dit BBNJ, est une priorité du Président de la République.

Lors du Sommet d’Elmau sous présidence allemande, les États membres du G7 se sont engagés, sous l’impulsion de la France, à prendre la tête des efforts au niveau mondial pour protéger, conserver, restaurer et exploiter durablement et équitablement le milieu marin, notamment par l’adoption en 2022 de l’accord international et juridiquement contraignant sur la Haute mer, dit BBNJ.

Je salue et remercie la Ministre Steffi Lemke pour le travail remarquable de la présidence allemande du G7 sur l’environnement et la biodiversité. Si nous sommes présentes aujourd’hui, avec ma collègue Amélie de Montchalin, Ministre de la transition écologique, c’est pour réaffirmer l’engagement politique de la France: nous travaillons sans relâche pour parvenir à la conclusion de l’accord BBNJ dès cette année.

L’adoption de cet accord avant la fin de l’année 2022 sera un succès majeur.

Cet accord aura un impact concret sur la préservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Il couvrira les deux tiers de l’Océan de notre planète. Il créera une gouvernance efficace en mettant en place de nouveaux outils pour protéger l’Océan et lutter contre les effets conjugués du changement climatique et des activités humaines.

Nous connaissons tous les points clés que la négociation de l’accord BBNJ doit permettre de fixer: les aires marines protégées, les études d’impact environnemental, le renforcement des capacités, le transfert de technologies marines, l’accès aux ressources génétiques marines et le partage juste et équitable des bénéfices.

La France souhaite inviter les autres Etats engagés et actifs dans les négociations de l’accord BBNJ à rejoindre la Coalition de haute ambition. Votre soutien enverra un signal politique fort dans la perspective de la 5ème session de négociation en août.

De Brest en février dernier à Lisbonne aujourd’hui, nous sommes ravis d’annoncer qu’à ce jour, 48 États ont rejoint notre effort collectif pour la conclusion de l’Accord BBNJ.

Nous devons tout faire pour que la dernière session de négociation – la cinquième Conférence intergouvernementale – qui se tiendra en août à New York, soit conclusive. La version révisée du texte de la Présidence va dans la bonne direction, et elle est inclusive. Nous savons cependant qu’il faudra encore déployer d’importants efforts pour trouver un terrain d’entente.

Les négociateurs ont besoin de notre soutien politique pour trouver des compromis et solutions.

Nous saisirons toutes les opportunités qui se présentent, comme les discussions d’aujourd’hui. Nous maintiendrons cette dynamique dans les quelques semaines qui nous séparent de la 5ème session. Nous sommes pleinement confiants dans notre capacité à trouver les compromis nécessaires.

Nous sommes très près du but.

Ensemble, nous avons réussi à conclure l’Accord de Paris sur le changement climatique en 2015. Nous savons qu’il est possible de parvenir à un traité mondial. Ce n’est que par notre engagement collectif que nous pourrons conclure un accord BBNJ à la fois ambitieux et universel cette année.

Nous sommes tous conscients de l’urgence absolue qui sous-tend le travail que nous menons. Le monde nous regarde: et comme le souligne le titre de cet événement, il est maintenant temps pour nous tous d’agir pour sauver l’Océan pour les générations actuelles et futures!

 

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