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Bruno Cavaco est Consul honoraire du Portugal à Lille, Président du Comité France Portugal Hauts-de-France et il exerce des fonctions régionales sur plusieurs domaines.

A celui qui est aidant lui-même et qui tient à cœur toutes ces fonctions, LusoJornal a demandé de s’exprimer sur notre situation actuelle.

 

Que faites-vous actuellement?

Après avoir géré les annulations et les reports d’événements comme le lancement, en avril, de la CCIFP Hauts-de-France dans un lieu symbolique, le Centre d’entraînement du club de football de Lille (LOSC), je respecte strictement les règles de confinement, en travaillant de chez moi, pour préserver mon entourage et assurer au quotidien ma fonction d’aidant d’une personne en situation d’handicap. Nous devons absolument être tous solidaires du personnel médical qui est en première ligne, en France et au Portugal, de cette guerre virale et je tiens vivement à leur rendre hommage. Je fais également le relais des autorités portugaises, comme l’annulation des commémorations de la Bataille de la Lys et surtout les consignes et les dispositions du Portugal vis-à-vis du Covid-19. Il est notamment demandé par les autorités portugaises de respecter les règles de confinement décrétées par les autorités françaises et de ne pas partir au Portugal, si sa résidence principale est en France. L’État d’urgence a été décrété au Portugal et toute entrée au Portugal est par ailleurs sujette à une quarantaine obligatoire.

 

La situation actuelle vous préoccupe t’elle?

Bien évidemment, nous sommes face à une situation de crise sanitaire mondiale que l’on pensait ne voir que dans des films de science-fiction. La liste quotidienne des décès et les personnes de notre connaissance touchées, nous ramènent à une triste réalité et montrent que personne n’est à l’abri de ce virus. Il faut donc faire preuve de discipline et respecter le plus possible les règles sanitaires. Outre cette catastrophe humaine, je m’inquiète également pour l’économie mondiale, nos entreprises et nos emplois. Cette crise est également économique et n’épargnera pas non plus le Portugal malgré une belle dynamique économique depuis ces dernières années. Le tourisme et les exportations représentent en effet 60% de son PIB. Pour autant il faut rester positif, les solidarités nationales et européennes joueront. Le Portugal a aussi misé sur l’avenir en préparant sa transition écologique par des investissements réalisés dans les énergies renouvelables, l’économie circulaire, les nouvelles technologies… et nous devons faire confiance à la science pour que cette pandémie soit le plus rapidement stoppée. Les crises sont aussi source d’innovation. Le Portugal est un bel exemple de créativité et on peut rendre hommage au peuple portugais qui sait faire preuve de solidarité dans les moments difficiles.

 

Quand la situation reviendra à la normal, qu’attendez-vous du «nouveau monde»?

Le désir de vivre est toujours le plus fort dans une crise et j’attends de ce nouveau monde qui soit plus humain, plus solidaire, plus sûr et que l’on se concentre au fond sur l’essentiel. Le jour d’après, il nous appartiendra de construire ensemble notre modèle européen. Chateaubriand disait: «les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes».

 

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