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José Manuel Marreiro est un «touche-à-tout» au niveau des arts: de la peinture à la prose, en passant par la poésie. Il est par ailleurs possible que vous rouliez dans une voiture dont une partie ait été dessinée par lui, sont travail étant en liaison avec l’industrie automobile.

José Marreiro est, comme lui-même le dit, confiné depuis bien plus longtemps que la généralité de la population française.

 

Comment passez-vous cette période?

Je suis en confinement du côté de Reims, mais pas uniquement dû au «Connarrovirus», j’ai quelques problèmes de santé qui se cumulent et m’invitent, malheureusement pour moi, à rester à la maison et ce depuis plusieurs mois…

 

Êtes-vous préoccupé avec la situation actuelle?

Oui! Comme tout le monde, on se demande quand tout cela va finir. On se rend bien compte, à travers l’Europe, que les décisions prises sont à géométrie variable selon les pays, ce qui est incompréhensible et perturbant à mes yeux… J’ai d’ailleurs une pensée pour mes compatriotes dispersés aux quatre coins de cette pandémie. Quand pourront-ils rentrer au pays, combien de frontières auront-ils à passer, quels sont les pays qui auront dépassé ce stade, le Portugal sera-t-il prêt à nous recevoir? Rien n’est moins sûr! Qu’ils seront longs les pas, de mon cœur à chez moi…

 

Quand la situation reviendra à la normale, qu’attendez-vous du «nouveau monde»?

Contrairement à vos convives, je n’attends rien de ce soi-disant «nouveau monde». Comme le passé nous l’a démontré, nous avons mis souvent genoux à terre mais les leçons ou les effets d’annonces du moment ne sont pour la plupart jamais apprises ou honorés. Le monde est ainsi fait que les intérêts économiques prennent le pas et priment sur tout le reste. Restons logiques, entre nos souhaits et nos utopies de toutes sortes, pratiquement tous les pays sont endettés et vont l’être davantage après tous ces ravages. On se tournera alors automatiquement vers ceux qui ont le mieux supporté ces dommages et vous pouvez déjà aisément imaginer lesquels. L’homme est un loup pour l’homme et le restera. C’est malheureux à dire. Essayons néanmoins de rester positifs quoi qu’il nous en coûte et saluons aujourd’hui la solidarité qui nous entoure et qui, je l’espère, perdurera au moins le temps de cette tempête. Tenons bien la barre, en tous cas pour ceux qui en ont pris conscience, sera-t-elle pérenne, je ne peux que l’appeler de tous mes vœux… Bon courage à tous.

 

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