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Cette saison, le LusoJornal continue de suivre les lusophones qui évoluent sur les pelouses de D1 Féminine. Et il a eu l’occasion de s’entretenir avec l’entraîneur franco-portugais du FC Metz, Manuel Peixoto, qui a dirigé son quatrième match à la tête de la formation messine face au Paris FC (2-2).

 

Tout d’abord, votre sentiment Manuel après ce match face au Paris FC ?

On avait travaillé cette semaine dans l’optique de faire quelque chose ici. Ce match nul fait beaucoup de bien au staff, à l’équipe et aux joueuses. On avait besoin de cela. Venir ici, affronter le troisième du championnat et ressortir avec un match nul, c’est un très beau coup.

 

Ce fut un match très difficile, où votre équipe a dû courir deux fois après le score…

La première période a été difficile parce qu’on n’a pas jouer notre jeu. On était en retard partout sur le terrain, dans les duels. Le PFC ouvre le score sur une erreur de notre gardienne. C’est une chose qui peut arriver mais le plus important fut la seconde période. On a vu le vrai visage de notre équipe. Et le faire d’aller chercher ces deux buts en étant menés, ça va nous faire beaucoup de bien.

 

Manuel, après deux victoires consécutives, vous accrochez un match nul. Les résultats positifs s’enchaînent depuis votre arrivée après un début de saison difficile (7 défaites en 7 rencontres)…

Cela fait 7 points sur 12 possible, c’est bien c’est sûr. Mais le prochain match face à Lille peut nous permettre de passer devant eux et sortir de la zone rouge. On va y aller étape par étape, voir déjà si on arrive à passer devant avant de regarder la suite du championnat. C’est le plus important pour nous, d’autant que cela va être un très grand défi face aux Lilloises.

 

Vous êtes arrivé à la tête de l’équipe depuis quatre matchs en récupérant un groupe qui sortait de 7 défaites en autant de rencontres. Comment avez-vous fait pour ramener une dynamique positive dans ce groupe ?

Dans le football, un joueur qui joue sans confiance va avoir du mal. C’est le plus important. Les défaites qui sont arrivées depuis le début de saison, notamment celle lourde face à Montpellier (0-11), ont été très dures pour les joueuses.

Il a fallu leur redonner confiance et leur dire que si elles continuaient à travailler autant avec plus de confiance, si le travail était fait à chaque entraînement dans la semaine, alors on pourrait avancer. C’est l’objectif qu’on s’était fixé. Maintenant, on va continuer à travailler encore plus et voir ce que le futur va nous donner.

 

Manuel, on arrive quasiment à mi-saison de D1 Féminine désormais. Quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ?

Dans ce championnat, il va y avoir trois voire quatre équipes qui vont rester devant. Après parmi les autres, chacune peut battre l’autre. Pour nous, pour le travail qui est fait au sein de toute la section féminine notamment chez les jeunes, nous avons l’obligation de rester en première division car le club doit avancer. Si on parvient à rester, ça sera un grand pas pour le club.

 

À quel point ce maintien est-il capital cette année ?

Le travail qui est fourni depuis quatre ans par la directrice technique et toutes les personnes qui travaillent dans ce club doit être récompensé. C’est vraiment l’année pour. Les U19 par exemple sont toujours en course pour accéder à la phase élite. Le club est en train de bien bosser mais pour faire taire tout le monde, car on a toujours cette rivalité avec les hommes qui est parfois difficile, l’équipe doit vraiment rester en D1.

 

Pour vous, le fait d’arriver sur le banc en cours de saison et de découvrir ce championnat, ce fut un peu particulier ?

Non parce que même si j’ai passé beaucoup d’années avec les hommes, le football qu’il soit masculin ou féminin est toujours le même. Il y a juste sur certaines choses où l’on ne peut pas bosser de la même manière. J’avais déjà entraîner en D2 Féminine une année, c’est un univers que je connaissais.

Après je suis un professeur de sport, mon idée est de faire de la formation. C’est pour cela que j’avais commencé à travailler avec les 19 ans. Maintenant, je suis en train de découvrir la D1. C’est un travail que je continue de faire avec passion.

 

Pour finir, Manuel, vous qui êtes franco-portugais, quelle est votre histoire avec le Portugal ?

Ma mère vit au Portugal, j’ai de la famille là-bas. Je suis français car cela fait 56 ans que je suis arrivé en France, j’ai fait mes études ici, j’ai été naturalisé ensuite. Ce fut une volonté de mes parents que l’on s’intègre au pays qui nous avait accueilli, de ne pas rester très communautaire entre portugais. Mais mon cœur est portugais comme il est français, il n’y a aucune différence entre les deux.

 

 

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