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Laurence de Oliveira a commencé à apprendre la musique à l’âge de 6 ans – son père était déjà musicien. À l’âge de 11 ans, elle a fait un premier spectacle avec Tony Carreira, à l’âge de 15 ans elle a commencé à avoir ses premiers élèves et il y a 6 ans, elle a décidé d’ouvrir une école de musique, un projet qui a pris 20 ans pour voir le jour. Elle a commencé avec 4 ou 5 élèves et elle en a aujourd’hui 80, de 6 à 82 ans, avec de la musique portugaise, classique, française,…

 

Comment passez-vous cette période de confinement?

Je vis cette période de confinement avec beaucoup de questions et d’inquiétude forcément, pour nos enfants et nos familles. Malheureusement, je ne peux plus travailler depuis le début du confinement, l’école de musique est fermée.

 

Outre la fermeture de l’école, avez-vous des concerts annulés?

Tous les concerts et spectacles qui étaient déjà prévus sont annulés, ainsi que la tournée 2020 au Portugal. Je devais me produire dans plusieurs régions, notamment chez moi, à Melgaço. Mais ce qui m’attriste le plus, c’est d’avoir annulé le spectacle annuel des élèves qui devait avoir lieu le 16 mai à Drancy, en partenariat avec l’Association Drancéene des Amis du Portugal. Pour le moment, aucune date n’est retenue… On ne sait pas encore quand est ce que l’on pourra reprendre les concerts, on espère un retour à la normale en septembre peut être, pour l’instant c’est notre santé qui passe en premier.

 

Vous arrivez à travailler chez vous, à distance?

Je profite du confinement pour travailler sur un nouveau répertoire, de nouvelles musiques, j’ai fait quelques vidéos et ‘lives’ sur les réseaux sociaux pour remonter le moral à tous. Mais aussi j’en profite pour travailler et pour préparer mes cours de musique, puisque pour le moment l’école de musique est fermée. Mais, si tout va bien, je devrais pouvoir ouvrir le 11 mai, avec des gestes barrières et des règles sanitaires mises en place pour tous les élèves. C’est une nouvelle façon d’apprendre à travailler et à vivre. Ce qui me fait plaisir c’est que tout au long du confinement j’ai pu garder le contact avec les élèves. Avec des cours en ‘visio’, un groupe de discussion pour se remonter le moral, car nous avons eu des personnes touchées par le Covid-19. Les élèves ont hâte de reprendre les cours et moi aussi.

 

Quand tout cela sera passé, qu’attendez-vous du «nouveau monde»?

Que dire du «nouveau monde», après le Covid-19? Je ne sais pas si beaucoup de choses vont changer. Mais je pense que les gens se sont recentrés sur ce qui est essentiel dans la vie: la famille, les amis et prendre soins des nôtres et de nos anciens. Pour ma part, j’ai pu enfin prendre du temps pour mes enfants, mon mari et moi, faire des choses que je n’ai pas l’habitude de faire en temps normal.

 

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