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Cette saison, LusoJornal continue de suivre les lusophones qui évoluent sur les pelouses de D1 Féminine. Et il a eu l’occasion dimanche d’échanger à nouveau avec la joueuse franco-portugaise du Paris FC et internationale U20 française, Elisa de Almeida, pour faire le point à mi-saison après une défaite du PFC face au PSG dans le derby parisien (1-3).

 

Tout d’abord, votre sentiment après ce revers face au PSG?

On est forcément déçues du score. On voulait faire mieux. Après, on prend un but hors-jeu de deux mètres, c’est un peu frustrant. Je pense que si on reste à 1-0, si Linda [ndlr: Linda Salltrom] met son occasion de 2-0, on peut les mettre au fond du trou et ça n’aurait pas été le même match. Après on va rebondir, notre prestation reste bonne comme la coach l’a dit. Ce qui a été bien, on va le garder, ce qui n’a pas été, on va le changer pour ramener une victoire de Rodez le week-end prochain.

 

Sandrine Soubeyrand a souligné une meilleure prestation que la semaine dernière face à Lille, malgré un nouveau revers. Il y a donc du positif à tirer de ce match?

Oui, on sortait d’un match compliqué contre Lille. On avait manqué d’agressivité dans les duels, de justesse technique. Aujourd’hui, on a été beaucoup plus présentes dans les duels, sur les premiers et seconds ballons. C’est à retenir et à prendre pour le prochain match.

 

Est-ce qu’après une prestation comme celle-ci, vous avez l’impression que l’écart avec les gros du Championnat se réduit?

Je pense qu’on a les moyens cette année pour titiller les gros. Aujourd’hui, si on avait tenu le score jusqu’à la pause, ça aurait pu changer la donne. Après, tout se joue toujours sur des détails. On fait des fautes évitables, on leur donne des coups de pieds arrêtés, des corners… Maintenant on passe à autre chose et on se projette sur les autres rencontres.

 

Quel bilan tirez-vous pour l’instant de la saison du Paris FC?

Le bilan est un peu mitigé. On a eu du mal à débuter. Après, on s’est remis un peu dedans avant tout ce qui a été administratif avec le changement de coach. Ça a plutôt bien fonctionné au début, on est parti sur trois victoires consécutives. Mais il faut qu’on mette la même intensité dans tous les matchs. Là, à Lille, on est passé au travers. L’objectif était de ramener trois points et au final on repart avec zéro. C’est mitigé, mais il reste du positif. Il faut garder cela et le remettre dans cette seconde partie de saison et surtout gommer le négatif. Parce que ce sont des détails encore une fois.

 

Vous, à titre personnel, quel bilan tirez-vous de votre saison jusqu’à présent?

Comme je dis souvent, on peut toujours faire mieux. J’ai encore plein de points à améliorer dans mon jeu. On bosse sur ça avec Sandrine avec de la vidéo individuelle. On échange souvent avec elle donc on sait ce qu’elle attend de nous à notre poste. Ça nous aide un peu plus. Il ne faut jamais se contenter de ce qu’on a donné en première partie de saison et faire encore mieux dans la seconde.

 

Vous venez de recevoir à l’occasion de ce match le titre de meilleure joueuse du PFC de la phase aller. Qu’est-ce que ça fait de recevoir cette récompense?

Je suis contente de le recevoir. J’ai parlé avec des gens qui avaient voté pour moi. C’est vrai qu’en tant que défenseur, on n’a pas souvent l’occasion d’être félicité. On l’a vu encore avec le Ballon d’Or et Varane qui finit septième alors que pour moi, il mérite d’être dans le top 3, voir même de le gagner. Il y a de quoi être heureuse mais on ne s’arrête pas à ça. Il y a encore plein de choses à faire collectivement sur la seconde partie de saison.

 

Un petit mot sur le tirage de la Coupe du monde 2019. Qu’avez-vous pensé du groupe de la France?

C’est un tirage un peu trompeur. Quand on voit les noms, on se dit que tout va fonctionner pour la France. Mais encore ce midi, on en parlait avec mes coéquipières. C’est un gros tirage car le Nigéria reste une équipe qui a une agressivité supérieure à d’autres équipes. La Norvège peut aussi être un très bon adversaire et la Corée du Sud est encore forte.

 

Ce sont des équipes que vous avez en plus eu l’habitude de croiser en jeunes…

Oui, ce sont des équipes qu’on croise souvent. Ça reste des nations solides et dont il faudra se méfier.

 

Pour finir, toujours un espoir de le disputer ce Mondial à la maison?

Je ne sais pas si on peut appeler cela un espoir. On me l’a encore demandé après la remise du trophée. Mais non, ce n’est pas du tout une obsession. Si ça doit arriver, ça arrivera. Mais je me focalise d’abord sur mes prestations en club, donner le meilleur pour l’équipe et après on verra.

 

 

 

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