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Le Championnat de deuxième division française de football se termine ce samedi 15 mai. Troyes est Champion et monte en Ligue 1, tandis que Châteauroux occupe la 20ème et dernière place, ce qui signifie que La Berrichonne descend en National.

Une saison compliquée pour les Castelroussins, ainsi que pour Opa Sangante, défenseur bissau-guinéen qui intègre l’effectif de l’équipe de Châteauroux.

Opa Sangante, né à Diannah Malary, au Sénégal, s’est installé très jeune en France, dans la Région parisienne. Il a débuté sa carrière à l’AS Beauvais, avant de représenter le FC Chambly, puis de signer à l’été 2016 à La Berrichonne de Châteauroux.

Le joueur, âgé de 30 ans, est une pièce importante du club, où il joue pratiquement tous les matchs depuis son arrivée, que cela soit en tant que milieu de terrain ou défenseur.

Opa Sangante est également devenu international, choisissant de représenter la Guinée-Bissau, lui qui a également les nationalités sénégalaise et française.

Récemment, la Guinée-Bissau s’est qualifiée pour une troisième participation consécutive à la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroule au Cameroun, du 9 janvier au 6 février 2022.

En interview pour le LusoJornal, Opa Sangante a révélé que cela serait un rêve de participer à la CAN avec la Guinée-Bissau, lui qui nous a également parlé de la saison difficile des Castelroussins.

 

Quelle analyse peut-on faire de la saison 2020/2021?

Au niveau personnel, c’est une saison compliquée. Moi j’estime faire de bonnes prestations, mais le collectif a des difficultés, et puis moi je pense surtout au collectif avant de penser à moi. Quand on ne gagne pas, je ne peux que me dire que je n’ai pas dû faire un très bon match. Quand on est défenseur et qu’on perd, forcément il doit y avoir une part de responsabilités, même si ce n’est pas une responsabilité directe. En tout cas, sur cette saison, je pense que mes prestations sont bonnes, mais au vu du collectif, on peut quand même se dire que mes prestations sont quelque part un peu moins bonnes.

 

C’est la pire situation que vous avez vécu avec Châteauroux?

C’est la pire situation que j’ai vécu à Châteauroux, sans aucun doute. Depuis que je suis au club, je n’ai jamais été dernier, et là, je suis dernier. L’année où je suis arrivé, on a joué la montée, on a été champions et on est montés en Ligue 2. L’année suivante, on était près des barrages et on a lâché à la fin. L’année d’après on finit au milieu du classement, et puis la saison dernière, arrêté à cause de la pandémie, on devait être 15ème. Aujourd’hui, en 2020/2021, c’est la pire saison, on est derniers et j’ai dû mal à l’encaisser.

 

Vous avez décidé de représenter la Guinée-Bissau…

Ça faisait pas mal de temps que la Guinée-Bissau m’avait approché. J’ai préféré attendre, c’était une décision personnelle. Puis, finalement j’ai décidé de les rejoindre, car je pense que c’était le bon moment. J’aurais peut-être pu y aller avant, mais je pense que je suis arrivé à maturité, c’est pour cela que j’ai décidé de représenter maintenant la Guinée-Bissau. C’était le bon moment et ça s’est fait naturellement.

 

Comment se sont passées les premières concentrations avec les ‘Djurtus’?

Tout s’est bien passé lors des concentrations, mais le pire dans tout cela, c’est que je suis Sénégalais également et on a affronté le Sénégal lors des qualifications pour la CAN [ndlr: Coupe d’Afrique des Nations]. C’était une sensation particulière, mais c’était une très bonne expérience. J’ai joué tout de suite, donc c’était un bon moment passé, malgré les deux défaites face aux sénégalais. L’objectif de toute façon était la qualification pour la CAN.

 

Face au Sénégal, deux matchs, deux défaites (2-0 et 0-1)…

Quand on regarde le contenu des deux matchs face au Sénégal, je dirais que sur le premier match, le résultat était assez juste, même si le penalty qui leur donne la victoire était un peu ‘offert’. Quant au deuxième match, la défaite de la Guinée-Bissau n’est pas méritée, on devait au moins prendre un point.

 

Comment se sont déroulés les deux matchs? Vous aviez la star du Sénégal, Sadio Mané, face à vous…

Sur le terrain, je mets tout ça de côté, qu’il y ait Sadio Mané ou pas face à moi. Sur le terrain, tous les jours sont pareils pour moi, même si on sait que côté qualité il est très fort. Mais on ne peut pas penser à qui est en face de nous sur un terrain, sinon on est vite dépassé dans ce genre de match.

 

C’est un rêve de participer à la Coupe d’Afrique des Nations?

C’est un rêve, oui, car participer à une CAN, c’est grandiose. Ça serait magnifique d’être à la Coupe d’Afrique des Nations avec la Guinée-Bissau.

 

Il y a une certaine pression de jouer pour la Guinée-Bissau, pour le peuple bissau-guinéen?

Moi je n’ai aucune pression. Si on se met de la pression, tout va être compliqué. Il ne faut pas se mettre de pression, il faut jouer avec de l’envie, avec de la détermination, ça oui. On doit jouer les matchs pour les gagner, tout simplement, sans se mettre de pression. Quand tu te mets de la pression, automatiquement ça inhibe quelques joueurs et ça met la pression sur tout le monde, et il ne faut pas que ça arrive.

 

Que pouvez-vous promettre au peuple de la Guinée-Bissau?

Je donnerais tout sur le terrain avec le maillot de la Guinée-Bissau.

 

Desporto
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