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Le nouveau Maire de la ville de Richebourg, élu lors du premier tour des élections municipales françaises est Jérôme Demulier.

Sur la commune de Richebourg est situé le Cimetière Militaire Portugais, avec des soldats portugais décédés pendant la 1re Guerre Mondiale.

Richebourg est donc, pour les Portugais, un lieu important du devoir de Mémoire.

 

Pensez-vous développer les relations entre votre village et le Portugal?

Il faut qu’on continue à entretenir «le devoir de Mémoire». Il faut qu’on puisse réaliser des échanges entre les enfants des écoles pour entretenir ce devoir et échanger à un sens plus large, c’est l’avantage d’un partenariat renforcé.

 

L’idée d’un jumelage avec une ville du Portugal peut-elle être un moyen de développer ces échanges?

Le jumelage peut se faire, je pense, déjà par les échanges entre les jeunes et les écoles. Les enfants sont la locomotive, le lien. D’autres partenariats seraient intéressants à développer aux niveaux culturel et économique, quelque chose de plus large et à partir duquel l’ensemble des acteurs pourraient réfléchir sur un jumelage, associant nos entreprises, les milieux, le sportif…

 

A quel stade est la candidature du Cimetière Militaire Portugais de Richebourg à patrimoine Mondial de l’Unesco?

Le dossier est en cours. Ce dossier est bien plus large que nos deux lieux de mémoire de la commune qui doivent en faire partie. Le dossier de candidature occupe toute la ligne du front qui va de la carrière de Wellington d’Arras jusqu’à Ypres en Belgique. Le projet a été, à un moment, freiné par d’autres impératifs. Il reste toujours d’actualité même si l’on n’est plus dans le contexte du centenaire, mais dans la continuité du devoir de Mémoire.

 

Que pensez-vous de l’état du Cimetière? Y a-t-il des choses à faire?

Il faut évidemment faire de l’entretien, car c’est toujours fâcheux de voir une stèle d’un soldat portugais tombée faute d’entretien. Ceci est un peu dû aux aléas du climat et à une forme de vieillesse. Il faut qu’il y ait une continuité du devoir de mémoire et pas comme qu’une trace dans le sable qui s’efface. Chose curieuse et fâcheuse, nous avons des stèles qui se font englouties par des arbres. C’est curieux, cela porte à discussion sur les rapports de l’homme et de la nature et vis-à-vis du temps qui passe, etc. Il faut mener une réflexion philosophique et sur nous-mêmes. Mais je ne pense pas que cela incombe à la commune de Richebourg de faire les éventuels travaux. On n’est pas autorisés et habilités à donner des directives en ce qui concerne les travaux à l’intérieur du cimetière. Par ailleurs, les collectivités en France ont des contraintes financières. On est par ailleurs ami aussi avec la nation britannique et indienne, par exemple. Si nous nous engageons avec un pays, nous serions obligés aussi de nous engager auprès d’autres, c’est une question d’équité, sans oublier que notre village n’a que 2.600 habitants.

 

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